Parapente Passion 06


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2009

Parapente

2009 l'année de l'accro...





Le Dôme du Barrot


19 décembre 2009: Journée rando-vol où j'ai eu plaisir à me joindre à la sortie club de Gréolières qui proposait un rando-vol comme je les aime .. en haute montagne. Le groupe était composé de 11 pilotes. 2 voitures ont été laissé à l'atterro improvisé de Daluis et ensuite nous sommes montés au village Auvare pour attaquer la rando en visant le sommet du Dôme du Barrot niché à 2100m. De là, je me suis envolé comme beaucoup d'autres et j'ai posé pieds dans le lit du Var en amont de Daluis (plus de détails dans la rubrique rando-vol).



Dôme du barrot (2100m)





Le Mont Joia

17 Décembre 2009: C'est un rando-vol que j'ai choisi pour mon plus grand plaisir. J'avais prévu ce jour de m'envoler du Mont Archas avec comme objectif d'aller poser à Saint Dalmas de Valdeblore mais, il en fut autrement. Finalement c'est du Mont Joia que j'ai décollé en compagnie d'Ariane pour aller poser près du stade de Roquebilière. Une journée sympa qui s'est terminée dans un resto de saint Martin de la Vésubie sur les coups de 14h. Plus de détails de ce rando-vol dans la rubrique "rando-vols".







Le Berceau


5 décembre 2009: Avec Alex, nous nous sommes réservés un rando-vol en partant de la plage jusqu'au Berceau à près de 1100m d'altitude. Ce fut un envol difficile par une brise rentrante de dos et un vol quelque peu cahotique dans une masse d'air rendu musclé par du vent de Ouest-Nord-Ouest. (plus de détail dans la rubrique rando-vol).




Le Mont Joia

25 novembre 2009: C'est avec Eric Blanc que je vais faire un rando-vol. De Carrefour Lingostière nous prenons la direction de Roquebilière afin que je puisse faire découvrir l'atterrissage à Eric qui n'a jamais volé dans le coin. Reste à savoir quel sommet nous allons rejoindre. Après avoir consulter la carte IGN, pour lui présenter les différents sommets que nous pourrions rejoindre, et après reflexion de la particularité du jour en tenant compte qu'Eric n'a jamais volé dans cette vallée, nous choisissons l'itinéraire qui nous semble le plus sécurisant: Le Mont Joia. C'est un sommet que je connais bien pour y avoir fait plusieurs décollages et atterri à son pied par deux fois. La rando démarre sur les coups de 8h30 d'une altitude de 1400m environ. Le ciel est bleu provence (ciel pur), le soleil nous accompagne et nous accompagnera tout au long de notre échappée que ce soit par la terre ou par les airs. Arrivés sur la crète de Bermonnet, nous ne percevons pas le vent que les météorologistes avaient annoncés mais au fil de la rando nous nous posions des questions en regard d'un petit nuage bien étiré en haute altitude. Ce n'est qu'en approche du Mont Joia sur le plateau à son aval que nous commençons à sentir un vent de Nord Ouest. Au fur et à mesure que nous montions nous sentions le vent forcir. Nous nous montrons quelque peu pessimiste quant à la faisabilité du vol et pourtant, une fois arrivé au sommet, comme d'accoutumée je déballe mon matériel afin d'aérer mon aile au gré du vent et jouer avec aile. Ceci me permet de sonder la masse d'air et me donner une idée de ce qu'il nous attend en l'air si nous décollons. Cet exercice aussi et bien sur à prendre la décision de faire le vol ou pas.



Plateau du Mont Joya





La Cîme de la Valette de Prals (2496m)

21 novembre 2009
: J'avais lancé l'idée de faire un rando-vol pour partager ces moments si fabuleux que procure ce type d'activité mais personne ne s'est présenté aux rendez-vous que j'avais proposé alors... c'est donc avec moi que je suis monté à la cîme de la Valette de Prals. J'ai démarré la rando à partir de la réserve d'eau de la Cabane (1450m). Le soleil était au rendez-vous et le vent n'était en ce lieu non perceptible. C'est seulement sur la pente du Mont Joia que je commence à sentir une brise venant d'Ouest et qui forcissait au fil de la montée (7 à 1o km/h). Au sommet celle-ci était plus soutenue avec un 15km/h environ à 10h30. Je poursuis pour autant mon avancée vers l'objectif qui ne quitte pas mon esprit et qui pointe à 2496m. Il me reste du dénivelé à gravir mais, avec un pas tranquille et sûr je m'y rends. Entre les deux sommets, je me cale mon sandwich à la tomate, scarolle et oignons. Oohh ... qu'il était bon ce pain aux légumes sans gras ... d'autant que je n'avais pas pris d'eau afin d'alléger le sac à dos. Bref, une fois arrivée à la croix qui sert de borne, il y avait un groupe de vétérans bien sympathiques avec qui, j'ai échangé bien volontiers et pris quelques photos en échangeant nos appareils photos pour que tout le monde puisse être en même temps dans un décor et panoramique sublime. Alors qu'ils s'installent pour pique-niquer, je m'en redescends aussi traquille que je suis monté car le zef approchait trop les limites de mon aile pour que j'envisage d'étaler mon aile et décoller sans une marge de sécurité suffisante (c'est une histoire de limite de vitesse d'aile et de turbulences et de flux qui en découlent au contact du relief et de la tpographie des lieux comme les crêtes et vallons). Je file donc plus bas en prenant le chemin que je venais d'emprunter pour l'aller. Mon ide est de tester l'aérologie au pourtour du Mont Joia. A ma grande satisaction le zef est bien plus docile .. du coup je déballe mon matériel et hop, je fais voler mon aile en statique histoire de jouer avec aile avant de m'envoler sous aile. Le flux d'ouest s'est toujours montré laminaire et de ce fait, assez rassurant. Les 10 à 15 km/h qui viennent alimenter le relief me suffisent pour me décider de prendre l'air afin de poser à contrebas du sommet du Mont Joia. J'ai fait mon approche au vent et posé en crabe pour faire face à l'Ouest afin de poser doux. Un fois les pieds au sol et aporès avoir guider mon aile au sol, il ne me restait plus qu'à emballer mon aile dans son sac et hop, retour au véhicule.


Sommet Valette de Prals (2496m)





Le Mont Capelet inférieur (2419m)

11 novembre 2009: Journée rando-vol - Grande échappée en montagne avec 1435m de dénivelé pour la marche. Nous sommes partis du Pont de Frene (Gordolasque) pour atteindre le sommet du Capelet inférieur. Nous étions une équipe de 7 comprenant des membres du Club de Gréolières et de Roquebrun'ailes. J'ai eu beaucoup de mal physiquement à porter ce sac qui m'a généré, au bout d'un certains temps, des douleurs au niveau de mon épaule. J'ai été aidé quelque peu par Bob et Ghyslain qui m'ont pris en charge bouteille d'eau et secours afin d'alléger mon sac. Ceci m'a soulagé et permis de progresser avec des douleurs supportables. Le physique n'est pas aussi encore bien affuté mais tout doucement ça revient. Merci à toute l'équipe pour cette compagnie bien sympa qui, au final, a posé dans à proximité du stade de Roquebilière. (récit plus complet en préparation pour la rubrique rando-vol 2009 ainsi que photos et vidéo du vol).






Le Mont Joye

7 novembre 2009: Journée rando-vol - En cette journée, Je rejoins en solitaire le sommet du Mont Joye pour y décoller avec un léger Nord-Ouest. Pour m'éviter une marche de 16 km afin de récupérer mon véhicule je décide ne point poser à proximité du stade de Roquebilière. C'est donc de quelques centaines de mètres en aval du déco sauvage que je décide de poser pieds.Si le temps était au "Très beau" quand j'ai démarré la rando et que j'ai décollé. Le ciel s'est très vite obscurci après mon vol au point de voir un ciel chargé 5 minutes après avoir fait retrouver le contact au sol à mes semelles de mes nouvelles chaussures de marche. Je prends le temps de prendre quelques photos et d'appeler mon épouse, Bricoloup et Alex puis je m'emploi à vite plier mon aile car le ciel se montre pourvoyeur de pluie. Ce fut un petit vol mais quelle satisfaction de mettre mis en l'air !!Sur le Mont Gros 28 Octobre 2009: Je dois me refaire une condition physique car j'ai bien vu que j'étais à la peine lors de la rando précédente et ce n'est pas bon pour le moral. Pour tenter de palier à cela, il n'y a qu'une solution: arrêter tout ou bien persévérer.... j'ai choisi la seconde solution car je ne suis pas encore trop vieux pour promener mes deux "canes" sur la "prom". Avec Alex, nous avons hésité pour la destination et c'est le Mont Gros qui a eu notre choix pour faire simple. Départ: Gare SNCF de Roquebilière et arrivée au déco du Mont Gros. Le tout en un peu moins de 1h45. L'aérologie n'étai pas topissime avec une alimentation en Ouest mais c'était jouable. Alex a décollé aussi léger qu'un papillon soulevé par la brise et a volé une bonne heure.







Le Mont Mangiabo

25 Octobre 2009: Une reprise redoutée car je manque de condition physique par une quasi inactivité de plus de 3 mois mais surtout je suis sur la crainte de me refaire mal et de réveiller des douleurs en chargeant mon épaule gauche avec mon sac sellette durant un temps relativement long. Mais je me suis dit qu'après 2 petites randos du mois dernier il fallait que j'ose un peu plus pour faire le point et me refaire un moral. C'est avec mes amis du club de Roquebrun'ailes, Yannick, Raymond et Alex que je me décide de tenter à me remettre dans le vrai bain et évaluer où j'en suis physiquement et moralement. La destination proposée par Alex me convient bien vol en démarrant la rando à proximité du déco de l'Agaisen pour atteindre le sommet du Mont Mangiabo. C'est un dénivelé de 1100 m environ qui m'attend. Si ça passe bien je vais jusqu'au bout à l'inverse, il ne me restera qu'à tourner les talons. C'est avec beaucoup de peine physique que j'arrive sur le sommet et bien après mes amis plus affutés à l'effort que moi mais, je suis satisfait d'être allé jusqu'au bout. Ce n'est que vers la fin qu'il fallut que je soulage le poids du sac pour éviter les douleurs. Je perçois une nette amélioration sur le plan algique ce qui me laisse dire que la phase de consolidation est en bonne voie. Le moral est là mais reste l'envol. J'ai besoin de me rassurer auprès de mes accompagnants malgré des conditions aérologiques d'un calme plat et une brisette de pente quasiment de face. C'est Alex qui fait le fusible et le simple fait de le regarder voler nous apporte des indications précieuses sur la masse du moment. Yannick décolle ne second quant à moi, je prends la précaution de ne pas décoller en dernier pour ne pas me retrouver seul au déco. Raymond m'apportera son oeil averti au moment où j'aurai à décoller. Tout se passe à merveille et me voila en train de voler et à retrouver le grand plaisir que procure un vol dans une masse d'air saine. Je suis trop heureux de retrouver ces sensations que me procure le vol libre. Quelques doux thermiques sous forme de bullettes viennent chahuter mon aile à mon plus grand plaisir. Finalement je pose au terrain du pigeonier (Sospel) après avoir survoler deux sites de décollages qui se trouvent sur la trajectoire. C'est avec émerveillement et un large sourire que je pose mes deux pieds sur l'herbe humide du terrain d'atterrissage. Je fais part de mon bonheur à Alex et Yannick. J'ai vécu un grand moment en cette journée. Me voila quelque peu rassuré de savoir que j'ai pu revoler ceci dit, je dois attendre encore pour utiliser mes autres ailes plus lourdes à porter et à manier. Le moment viendra ... il suffit de savoir attendre.







13 juillet 2009: Accident de la route sur le trajet vers mon domicile après une journée de travail. Les dégats sont importants (trauma crâniens avec PDC, enfoncement de la cage thoracique (7 côtes cassées avec volet costal), Hémo-pneumothorax, 3 fractures de la clavicule gauche, énorme hématome sur la hanche gauche. Récidive du pneumothorax quelques jours après ma sortie d'hospitalisation. Mes activités sont depuis ce jour arrêtées alors que Brico m'attendait au parking de carrefour pour un rando-vol près du Mercantour le 14 juillet 2009. A quand la reprise du parapente ? le plus tôt possible !! Je devais faire le Mont Blanc avec Brico en Septembre pendant mes congés annuels ... arf !!!!




Le Mont des Moulines (2083m)

12 Juillet 2009: Après ma journée biplace du 11 juillet, avec mon épouse nous rejoignons mon ami Bernard et Patricia. Ils ont eu l'extrême gentillesse de nous inviter dans leur joli chalet de Valberg. Au programme, il y a un rando-vol au Mont des Moulines prévu pour le 12. Ce sera l'édition 2, car ce rando-vol, Brico et moi, l'avions déjà fait le 29 octobre 2007. Réveil programmé pour 6h00 et départ du chalet 6h30. La rando commence à 7h20. Le dénivelé est très progressif, sans trop forcer nous rejoignons vers 9h30 le Mont des Moulines qui pointe à 2083m. A cet endroit des dizaines de vautours viennent se donner rendez-vous sur un rocher du Mont des Moulines. Derrière, en Nord, il y a le Mont Mounier... c'est le parc du Mercantour. Nous voulons attendre 11h pour nous envoler. Il nous reste du temps devant nous et de ce fait, on prend le temps de découvrir le coin qui se montre généreux en reliefs et paturâges. D'une calme plat au niveau aérologie, on passe à une aérologie qui se montre perturbée par de l'Ouest voire Nord-Ouest qui rentre de plus en plus fort. Il est temps de décoller avant que cela ne devienne plus possible dans ce coin. Bricoloup doit décoller en premier mais une clé dans ses suspentes l'empêche de s'envoler. Il perd du temps à dénouer ce noeud qui s'est bien resserré lors du levé d'aile. Je bataille moi aussi avec mes suspentes qui s'insérent entre les pierres qui restent accrochées au sol avec le risque de casser les suspentes si je tirent trop fort. Finalement, j'arrive à lever l'aile et à contrôler l'ensemble pour voir si tout est ok. C'est le cas, alors je décide de m'envoler en engageant la foulée pour donner de la vitesse à l'aile tout en me disant que Bricoloup suivra derrière. Ce ne fut pas le cas .... contrarié par du Nord-Ouest devenu bien trop fort, Brico n'a pu s'envoler et resta au sol. J'ai pu donc décoller mais ce fut limite si j'avais attendu. Une fois en l'air, je sens bien une masse d'air agitée car j'étais quelque peu sous le vent. Ce n'est que devant le Mont des Moulines que je trouve une masse d'air plus calme. Je cherche d'ailleurs à enrouler du thermique mais l'Ouest se renforçant, je préfère m'éloigner vers Beuil. C'est d'ailleurs juste un peu avant le village que je choisi de poser. Un posé au même endroit que lors de mon premier vol ici même. Bricoloup, a cherché un endroit abrité du vent météo mais en vain. Du coup, il prit la décision de redescendre à pieds.







Le Pic de la Colmiane (1790m)

11 Juillet 2009: C'est une journée de parapente que j'ai choisi de partager avec l'amie Leatitia accompagnée de Sandrine et Pauline. La météo s'annonce ensoleillé et sans vent. La matinée devrait bien se passer mais rien n'est certain l'après-midi. Il me faut donc assurer les 3 biplaces dans la matinée afin que chacune d'entre elles aient pu faire son baptême de l'air en parapente. Nous nous sommes donnés rendez-vous à Soun Dal Pra pour 9h30. Ce fut un grand plaisir de revoir Leatitia car cela faisait un petit moment que nous nous étions plus rencontrés. Le baptême de l'air allait pouvoir enfin se faire pour Leati. Le courage lui avait jusque là manqué pour s'envoler et c'est avec moi qu'elle a décidé de dépasser sa peur. Il est 10h quand nous nous retrouvons sur le Pic de la Colmiane (lieu de décollage). Hormis Leatitia qui connaissait déjà le coin par le biais de mon ami Brice, Sandrine et Pauline découvrent la pente herbeuse. Je m'emploie à leur expliquer le déroulement des 3 phases d'un vol biplace: le décollage, le vol et l'atterrissage. J'insiste sur leur participation au déco et à l'atterro (phase active du passager). Entre les deux, c'est le vol où elles auront loisir d'apprécier les sensations plus ou moins douces du vol et le paysage qui s'ouvrira à leur yeux. C'est Leatitia qui sera la première à s'envoler. Elle préfère décoller assez tôt pour ne pas risquer de se faire chahuter par des conditions aérologiques qui vont s'animer progressivement au rythme de la convection. La brise de pente étant peu installée, j'opte pour la technique Dos-voile pour décoller. Sa participation au décollage fut parfaite, les conditions de vol furent douces et l'atterrissage s'est fait sur les pieds. Durant le vol, j'ai senti Leatitia assez détendu même s'il y avait de l'inquiétude mélangée à une certaine joie de voler (ça me rappelle mon premier vol que j'ai fais en biplace et à Cervione (Corse) . Il y avait aussi chez Leatitia, une fierté d'avoir pu enfin voler !! J'ai partagé avec elle ces moments qui me satisfaisaient aussi. Finalement, c'est un peu grâce à moi qu'elle a pu faire, ce jour là, ce qu'elle n'arrivait pas à faire depuis quelques années. Bravo Leatitia !! Il fallait maintenant faire le deuxième vol. Sandrine s'emploie à nous servir en assurant la navette pour les deux premiers vols. C'est donc Pauline qui prend la position 2. Explications faites, c'est avec un face voile que nous allons prendre l'air car la pente est animée d'une brise plus soutenue que lors du premier envol. Bien à l'écoute des conseils d'avant vol, Pauline assure une parfaite participation à la phase active de l'envol, ce qui facilite bien le décollage. Nous voila, Pauline et moi, à voler au grè des vents. Avec des conditions plus dynamique, je fais avec Pauline un vol plus performant au point de survoler le déco.. Un petit tour au pied du Caïre Gros, petite fermeture d'un bout d'aile ce qui fait claquer le tissu et apporte un peu d'adrénaline à l'amie Pauline qui savoure, un peu crispée ce grand moment que peut être un baptême en parapente. J'ai profité, durant le vol d'enclencher quelques virages 360 en douceur afin de lui apporter des sensations autre que la douceur du plané. Ce fut pour elle le moment le plus excitant. Cette phase fut animée de ses cris qui aident à libérer les tensions internes. Voila une manière sympa et acceptable de faire crier les jolies filles hihihi. Après les 360, c'est le retour au vol tranquille et je sens Pauline bien plus détendue qu'au début. Le posé fut très hasardeux de part mon mauvais choix de vouloir à tout prix poser face au vent. L'absence de finale digne de ce nom m'a valu de poser Pauline sur les fesses de façon un peu abrupte. Heureusement pas de bobo pour ma passagère. Pauline me transmet sa joie, que je partage bien volontier. Sandrine continue à faire la navette pour remonter au déco mais ce qui change, c'est que c'est pour son décollage cette fois-ci. Nous refaisons les préparatifs de prévol, Sandrine se montre très active pour comprendre et mettre en place l'aile sur la pente herbeuse du déco. Les conditions sont également soutenues mais de l'Ouest se fait sentir au déco. C'est une brise travers droit qui ventile le déco. Le face-voile s'impose, nous montons bien l'aile mais celle-ci se déplace vers la droite. Au moment où je veux corriger la dérive, je découvre que la drisse du frein gauche est pris entre deux suspentes, m'empêchant de ce fait de porter une quelconque correction.... je n'ai aucune liberté de manoeuvre. Je prends la décision d'interrompre l'envol en donnant l'ordre à Sandrine d'interrompre la course d'envol puis je laisse l'aile s'affaler sur notre droite. Nous remontons l'aile dans la pente pour une deuxième tentative en prenant bien soin d'avoir les commandes bien libres. Cette fois-ci tout se déroule comme il faut et nous voila en l'air après une excellente participation de la passagère pour l'envol. Mes 3 passagères m'ont prouvé qu'elles avaient une bonne maitrise de leur émotion et se sont montrées parfaites au déco. Il faut dire qu'elles sont toutes sportives ce qui aident bien dans la compréhension et l'application des consignes techniques. Le vol fut moins facile que les deux précédents de par un ouest qui s'est renforcé, agitant de ce fait l'aérologie. Une masse d'air désorganisée ne me permettait pas de trouver des ascendances exploitables sans se faire secouer comme un prunier. La portance était dégradée par les turbulences bien perceptibles sous l'aile qui bougeait un peu dans tous les sens. Je n'ai pu enclencher correctement des 360 en douceur. Voyant cela, je n'insiste pas et prévient ma passagère qu'il vallait mieux aller poser tranquille. Cette fois-ci, je m'oblige à être plus rigoureux pour poser Sandrine sur ses pieds et en douceur. Je me rends bien compte l'importance de voler régulièrement en biplace afin d'acquérir les subtilités de pilotage que requièrent le vol biplace afin de poser comme en aile solo. Après ces vols, on s'est retrouvé autour d'une bonne table d'un restaurant de la Colmiane. J'ai pu apprécier, une bonne Pietra (bière Corse) et un Tian de légumes offerts par les filles pour me remercier des sensations que je leur ai procuré. C'est ainsi que ma journée Parapente s'est terminée en présence de 3 sympathiques nanas que je ferai revoler bien volontier.




La Cîme de Pépin (2344m)

07 Juillet 2009: Cette fois-ci, c'est avec mon ami Bricoloup que je vais faire le rando-vol de Cagnourine jusqu'à la Cîme de Pépin afin de m'envoler. Pour la circonstance, Bricoloup me prête son matériel car il était prévu du vent et je me voyais mal me mettre dans des conditions soutenues avec mon aile montagne Ultralite. La rando a démarrée à 7h10 précise et nous sommes arrivée sur la Cîmes de Pépin à 10h40. Nous avons bouclé les 1200m de dénivelé en 3h30. Le décot est magnifique dans ce coin. Nous sommes donc passé près du Mont Court (1719m), puis Baisse de Lagouna (1677m), Cîme de Tavan (1912m), le Fort Tabourde (1982m) où paturaient un gros troupeau de moutons juste à son dessus, Vallon La Vallette (2044m) où j'ai ai vu des Marmottes et un lièvre qui nous surveillaient de loin et enfin, la Cîme de Pépin (2344m) qui surplombre le Fort Pépin (2284m). Lors de l'ascension, dans le vallon de La Vallette nous ressentions une forte brise en provenance du Nord-Est. Celle-ci était renforcée sur les crêtes avec un bon 35 à 40km/h ce qui ne nous permettait pas s'hasarder à se mettre en l'air. L'ensoleillement était assez faible de par un ciel laiteux qui filtrait les rayons solaires empêchant de ce fait une bonne convection. Mon ami Bricoloup se montre pessimiste et se voit déjà redescendre à pieds. Pour ma part, je me montre plus optimiste avec l'espoir que l'aérologie locale allait changer pour des conditions plus compatible pour un possible envol. Progressivement, le Nord-Est se montre moins soutenu et laisse place par moment à des accalmies laissant penser qu'une brise de vallées plus en Sud prendraient le pas sur le Nord-Est. Il est 11heures, le Nord-Est est toujours là même s'il s'anime de manière moins constante. Je décide m'envoler au cours d'une période d'accalmie. Bricoloup en fît autant quelques minutes après moi. Après mon décollage, je passe au-dessus du fort Pépin. la masse d'air se montre un peu agitée ce qui m'oblige à être attentif des réactions de mon aile. Je contre au maximum à la sellette. Le vario me dit que je dégueule autant que je monte. Les thermiques sont là mais j'ai du météo dans le dos et avec "aile" je fais rodéo. Ceci dura un temps puis, en m'éloignant du site d'envol pour être plus en vallée entre les rochers de Gata et la Cime de Tavan, l'aérologie se montre plus docile. Deux ou trois virages en 360 pour admirer le paysage qui m'entoure et ensuite je file en direction du village de Tende pour ne pas tarder à poser ensuite. La brise était faible au déco de cagnourine à cette heure pourtant prometteuse de brise forte (12h) ce qui me demanda d'adapter mon approche. Finalement, c'est plus facile de poser avec une brise soutenue que lorsqu'il n'y en a pas ou trop peu.



Fort Pépin





La Tête de Travers (2161m)


02 Juillet 2009: Pour ce jeudi, Brico et moi avions programmé un rando-vol dans le Daluis. Le programme était de laisser un véhicule en bordure du Var à hauteur de Eriez puis de rejoindre le col de Fa (1340m) avec un deuxième véhicule pour y démarrer la randonnée afin de rejoindre le sommet de la Tête de Travers (2161m). Les 900m de dénivelé ont été avalé en 2h20. Il y a déjà, à 10h30, une brise plus ou moins régulière qui ventile la face Est du sommet. Le ciel est bleu sans nuage, le soleil brille de tous ses rayons sans être à son Zénith à cette heure-ci. Quelques déclenchements de thermiques accélèrent la brise et agitent les herbes sur la pente. Nous déployons nos ailes tranquillement et préparons notre envol. C'est toujours un moment excitant cet instant. Ce sont les prémisces qui préparent le moment magique qu'est l'envol .... Brico fera le fusible en décollant le premier mais j'enclenche illico presto derrière lui. Si Brico se retrouve assez vite haut, pour ma part je n'arrive pas à accrocher une masse d'air ascendante. Il semblerait que je n'ai pas suffisamment pris cap sur le relief de droite où j'ai pu observer que Brico montait comme une balle par moment. Bref, voyant que je m'étais raté dès le départ et que j'étais dans une masse d'air du moment peu porteuse, j'ai préféré m'écarter du relief pour m'avancer plus en vallée afin de ne pas me retrouver court pour le posé. Je préfère assurer plutôt que d'avoir de mauvaises surprises. Durant mon vol, je n'ai pas trouvé de thermique organisé ce qui m'a valu à chercher de ne pas trop perdre de gaz. De ce fait, mon cap était d'aller voler en périphérie du lieu d'atterrissage. Durant ce parcours, j'ai pu voler au-dessus de deux rapaces, de survoler le village Castellet les Sausses avant de fouiner un peu à droite, un peu à gauche pour ensuite chercher une zone d'atterrissage dans le lit du Var. Tout cela pendant que Brico flane bien au-dessus de moi pour profiter un max de ce vol qui, de toute évidence, nous rendait heureux. En approche, je me rendais bien compte que je n'étais contré nulle part. En finale, j'ai levé bien haut mes mains pour avoir la vitesse qui me permettrait d'arrondir au mieux pour un posé assez doux. Une fois posé sur les pieds, je constate que dans le lit du var il n'y avait aucune brise en plein été. C'est rassurant pour les prochains vols dans le coin. Un gros merci à Brico pour m'avoir fait connaitre ce coin magique en l'an 2008.







Cagnourine (1110m)

27 et 28 Juin 2009: Le samedi, les conditions sont vraiment médiocres mais le soleil fait son apparition en fin de journée. Vers 17h, je monte vite fait sur Cagnourine et je déplie ma voile bien que la brise n'est que brisette. Je me prépare rapidement et je m'élance dans les airs pour poser à contre-bas du decollage à peine 4 à 5 minutes plus tard. Les conditions n'étaient pas suffisamment fortes pour tenir en l'air. Je prends la météo locale qui annonce une amélioration de la météo pour le dimanche. C'est de bonne augure pour le rando-vol du Mont Bertrand qui est prévu pour le 28. Malheureusement, Bob a modifié ses plans et m'informe qu'il ne viendra pas pour cette escapade du fait d'une météo incertaine jusqu'alors. J'appelle Maurice Baldi du Bar des Sports de tende pour lui demander s'il comptait voler. Étonné du changement de météo, il ne viendra que si la météo se montre vraiment excellente car il a du taf pour son commerce. Le dimanche matin, le soleil est au rendez-vous avec, comme prévu par météo France, un régime de brise de vallée donc sans vent météo. A 11h45, je suis sur le déco de Cagnourine et à 12h15, je suis dans les airs. La brise est forte comme toujours quand le soleil est là. Il y a aussi des cumulus bien développés sur les reliefs mais la vallée est surplombée d'un ciel bien bleu. Je me tente d'aller sur la Pyramide pour aller taper ensuite sur le Mont Court et ensuite je verrai bien. Durant ce temps, les nuages ne cessent de s'agrandir et se montrent menaçant par leur base bien sombre. Je me décide de rester en local pour poser rapidement si cela s'avérait nécessaire car en montagne ça va très vite. J'ai joué au pourtour du déco durant 45 bonnes minutes avant de prendre la décision d'aller poser tranquille en posant à la verticale sur un déco alimenté d'un bon 30 km/h. C'est la première fois que je pose de cette manière, en jouant avec les basses vitesses pour un sur place à la recherche d'un taux de chute me permettant de poser comme une fleur. Maurice, devait venir vers 14h30 pour un tour de vallée mais en regard des nuages qui engloutissaient crêtes et cimes a certainement préférer vaquer à ses occupations commerciales comme il me l'avait annoncé. Ce sera pour une prochaine fois l'objectif tour de vallée.



La Cîme de Pépin


13 Juin 2009: Nous devions faire le rando-vol à trois mais c'est seulement à deux que nous allons rejoindre la Cîme de Pépin car mon ami Bricoloup s'est désisté au dernier moment à son et mon grand regret. Je suis sûr qu'il aurait très apprécié cette escapade. C'est donc avec Bob que je pars à l'aventure pour cette première avec un peu plus de 1200m de dénivelé à gravir pour ensuite les redescendre en volant. Après avoir plus ou moins fait le "Pitou" le matin au déco de Cagnouine nous nous sommes restaurés puis, nous avons attaqué la rando. Il est 13h45 quand nous prenons le GR 54A avec comme objectif de décoller vers 18h. Au final, cette marge d'un peu plus de 4 heures aura été calculé au plus juste. Ce n'est que vers 18h15 que nous déployons nos ailes sur le déco improvisé. Ce fut une grosse rando, difficile par la charge à porter et par la chaleur dégagée au cours de ces heures quelque peu tardives pour marcher en cette période chaude mais bon ... on l'a fait jusquau bout et nous ne le regrettons pas. Au déco improvisé, il n'y a pas de brise et c'est donc avec la technique de décollage dos-voile que j'envisage à donner de l'air à mon aile. Je choisi de décoller en premier après attente que la brume qui englue le déco et le vallon disparaisse. Ce n'est que sur les coups de 18h30 que nous nous envolons avec des conditions de vol à vue. Je décolle donc en premier en guise d'ouvreur pour Bob afin de lui donner des indications pour le cap à tenir et poser à bon port. Bob décolle en second et se fait surprendre par une fermeture asymétrique juste après avoir décollé. Cela lui a vallu une bonne frayeur car le retour à la pente fut éviter de justesse. Le vol quant à lui, n'avait rien de spécial hormis qu'il fallait arriver à bon port. Cela fut fait de manière aisée. Après avoir longé la pente du versant Ouest de la cime de pépin, je survole les rochers de Gata, puis je prends Cap vers le Sud Ouest en direction du Mont Court sans toutefois le survoler car je bifurque en Sud pour survoler une crête de résineux afin de bénéficier d'une éventuelle confluence. Une crête qui va me mener jusqu'à la Pyramide. Jusque là, mon vario n'a cessé de biper en continue en me signalant que je perdais, doucement mais surement, de l'altitude. Mon taux de chute restait raisonnable ce qui m'a permis de rester bien haut à l'approche du dernier relief à passer pour appercevoir l'atterro de Cagnourine. Ce n'est qu'après avoir passé la Pyramide que mon vario m'indiquait du positif. Ce fut à partir de là, une petite lutte pour descendre. J'ai atterri sur les planches habituelles sans problème particulier. Avec cette brise de vallée encore bien soutenue vers les 19 heures, mon approche s'est faire aux oreilles. Le posé s'est obtenu en pompant avec les freins pour poser à la verticale. Bob a posé au pourtour du déco et n'a pas eu à tergiverser pour poser. Personnellement et concernant la rando, j'ai eu à serrer les dents pour atteindre l'objectif convoité. Je suis allé jusqu'au bout de moi-même pour ensuite goûter au bonheur du vol mérité et ce, dans un endroit inconnu.



Cagnourine (Tende)


12 Juin 2009: C'est un vol du soir dans des conditions habituelles quand ça vole. Il y avait une bonne brise de vallée sans vent météo. C'est toujours un vrai plaisir de voler sur ce site très généreux en thermo-dynamique. Je pense déjà à la journée de demain où, Brico, Bob et moi, avons à faire une rando de 1200m de dénivelé pour rejoindre la cime de Pépin et nous envoler de cet endroit pour reposer à Cagnourine. La météo est annoncée excellente.



Le Mont Pépoiri (2674m)


03 Juin 2009: Les prévisions météorologiques sont favorables pour le vol libre pour cette journée du 3 juin. Je me rends dans le Valdeblore sans avoir réellement décidé sur quel sommet je vais fouler le sol pour un envol. Je n'ai rendez-vous avec personne pour cette sortie et je me dois de bien calculer mon coup pour ce qui est du retour vers la voiture. Alors, quel sommet ? Caïre Gros ? Mont Petoumier ? Mont Archas ? Mont Giraut ? Mont Pépoiri ? .... finalement, j'opte pour le Mont Petoumier (2604m) et si l'enneigement restant le permet, je continuerai jusqu'au Mont Pépoiri (2674m). Je laisse mon véhicule sur le parking du Col Saint Martin et mes premiers pas de la rando débutent à 7h30. Je suis équipé de batons de marche, de mon sac sellette/aile, d'un short et ... de basket car je ne supporte pas encore les chaussures de rando à cause d'un problème aux orteils (perte de revêtements cutanées lors du rando-vol du 28 Mai). Au fil de la rando, je redécouvre le chemin que l'on emprunte régulièrement en 4x4 de l'école Imagin'air pour s'envoler de la Balme. Il y a encore un gros névé dans un virage ne permettant pas d'accéder au déco en véhicule. Je passe la Balme à 9h après avoir pris le temps de prendre des photos ou séquences vidéo. La première étape (la Balme) étant atteinte, je continue le chemin tranquillement en direction du Mont Petoumier mais en versant Est à son contre-bas. Arrivée à la hauteur du Brec, je pense de plus en plus fortement à me rendre sur le Mont Pepoiri. La seule chose qui pourrait m'empêcher de m'y rendre, c'est l'état de la couche neigeuse restante par endroit. Lorsque finalement, j'apperçois le Mont Pépoiri, je découvre un accès peu enneigé. A cet instant, l'espoir d'attreindre le Pépoiri devient presque réalité en évitant au maximum les névés restant. Et lorsque c'est inévitable, il conviendra que la consistance du névé supporte assez bien mon poids car en basket ....... Je continue à me diriger vers le Mont Petoumier et à quelques dizaines de mètres de son sommet je bifurque en Est pour passer un col tout enneigé afin d'atteindre l'arête qui mène au sommet du Pépoiri. C'est à cet endroit que cela se corse un peu mais après étude du terrain et du choix de mes passages, j'atteins enfin le sommet. Je prends le temps d'observer en 360, le paysage magique qui s'offre à moi. Je perçois aussi un léger vent de Nord. La pente pour le décollage est en versant Sud. Le ciel se présente avec des nuages qui matérialisent les reliefs. Le soleil joue à cache-cache et les pentes sont ensoleillées en fonction de ce jeu là. J'étale mon aile et me prépare pour tenter de m'envoler. Le Nord se fait sentir dans la pente quand le versant est à l'ombre, à l'inverse, quand le soleil rayonne, ce petit vent de cul disparait pour laisser une très timide brisette qui ne permet pas de lever les caissons sans une action de traction sur les élévateurs. Ma première tentative de décollage en dos voile a été avorté car l'aile ne me portait pas et prenait la forme d'un chiffon. Ma seconde tentativefut la bonne en prenant bien soin de faire une belle corolle, d'attendre le bon moment (brisette sur la nuque car face-voile cette fois-ci) pour lever l'aile. Une fois l'aile levée, j'ai assez rapidement fait mon demi-tour afin d'assurer une course d'envol adaptée en cas de besoin. Me voila décollé, envolé pour un vol pas encore bien déterminé. Mon envie était de passer par le vallon en Est (jamais fait) pour rester en Est jusqu'au col pour passer le col St Martin afin de survoler le Conquet en direction du Pic de la Colmiane. En vol, j'ai du modifier mon plan de vol car le Nord-Ouest me mettait sous le vent. L'aile ballotait pas mal, je sentais bien que c'était turbulent et peu porteur bien évidemment (plutôt descendant d'ailleurs). Il fallait que je prenne une décision rapide: soit basculer plus en Est afin de m'éloigner des turbulences en me mettant plus dans le vallon, soit coller plus au relief pour tenter de passer par dessus celui-ci. Finalement, en me rapprochant du relief, je bénéficiais de quelques thermiques qui déclenchaient sous le vent. Au niveau de la balise, j'arrive à me placer au-dessus du relief puis à basculer, péniblement, en Ouest (j'étais à deux doigt de sortir l'accélérateur). La masse d'air tent à me projeter sur le Baüs de la Fréma de par l'Ouest Nord-Ouest présent dans ce coin. Je contre tantôt à la sellette, tantôt au le frein droit. Je me déplace en crabe tout en avançant avec Cap sur la Raya pour éviter les Roches péteuses du Baüs de la Fréma (pas envie de me faire taper avec cette aile). Je parviens à me retrouver en vallée de Valdeblore près du Col, je prends cap vers le Pic de la Colmiane où vole une aile. Mon idée est de poser et je vaque à cela. Le posé se fait normalement (brise montante) et je pose content de ce rando-vol qui a pu se faire dans des conditions assez saines.




Le Mont Archas (2526m)

01 Juin 2009: C'est avec mon ami et compagnon des rando-vols que je vais tenter de m'envoler du Mont Archas avec mon aile tout récemment réparée. La météo ne se montre pas terrible avec son ciel laiteux et nuageux par endroit. Il y a un fort taux d'humidité dû à l'orage qui a sévi cette nuit en montagne. La météo n'a rien à voir avec celle du 28 Mai où l'aérologie s'était montrée douce et généreuse en thermiques. La rando a démarré à 7h15 à 1400m d'altitude. Nous avons un dénivelé d'environ 1100m à gravir. Brico est motivé pour passer cette fois-ci par le vallon et rejoindre un col enneigé qui se trouve en versant ouest du Mont Archas. Je le suis un temps mais il a fallu que je passe plus en Sud car je ne suis pas équipé à braver la neige (basket et short). On se retrouvera donc au sommet. Durant la montée, nous avons eu le grand plaisir de croiser sanglier et chamois. Le sanglier nous fut assez surprenant car il se montra quelque peu sociabilisé. Au sommet, arrivé en premier, je constate que le Nord que nous commencions à ressentir au fil de la rando s'avère bien présent et tonique avec un bon 30 km/h (la pente du déco est exposé Sud-Est). J'arrive sur le sommet frigorifié et grelotant, j'enfile ma combinaison ITV noire pour tenter de me réchauffer et profiter des moufles qui sont incorporées. J'ai les mains saisies par le froid, j'ai des secousses créé par le froid qu'il fait à cette altitude et n'étant plus en mouvement. Pour éviter de m'exposer au vent glacial, j'opte à m'installer derrière un monticule de pierres créé par les randonneurs. J'attends que Bricoloup arrive à son tour. Une fois moins frigorifié, je pense à gonfler mon aile pour vérifier la bonne forme du profil ainsi que les lignes de suspentage. J'attends une accalmie d'Eole pour cela, et j'espère fortement. Finalement, le vent baisse. Je cherche un endroit pour étaler l'aile afin de procéder au gonflage et vérifier l'ensemble. Si le vent de Nord a bien baissé, il reste tant bien même présent ce qui ne permet pas d'envisager de décoller en face Sud comme cela devrait être (Brise de vallée). Finalement, je me dis que le Nord n'est pas gênant si celui-ci reste faible. Il suffit de décoller en face Nord et de contourner le relief pour se mettrre face à la vallée. C'est ce que je fis tout en m'attendant de me faire brasser dès le relief passé car je serai dans les turbulences du relief. La transition de la vallée Vésubie à la vallée de Valdeblore passe par le col Saint Martin car je n'avais pas suffisamment de hauteur pour passer au-dessus du relief de la Balme. J'avoue que je n'avais pas chercher à trop rester en l'air avec ce Nord. D'ailleurs j'ai bien fait car celui-ci s'est renforcé par la suite. Une fois le col St martin franchi, j'étais dans une masse d'air agitée par l'Est qui rentre au Col. Je me retrouve à voler dans des turbulences bien compréhensive ce qui me motiva à poser assez rapidement. Bricoloup quant à lui, a préféré ne pas s'envoler dans de telles conditions et s'en est redescendu à pieds comme je l'avais d'ailleurs fait lors de notre dernière sortie pour les deux caissons décousus après l'avoir accroché au sol.



28 Mai 2009: Avec Bricoloup et Gaby, nous avons élu le sommet du Mont Archas comme destination afin d'y décoller pour transiter de la vésubie à Valdeblore. Ce sont 2h45 de marche avec notre aile sur le dos. Quand nous laissons le camion pour attaquer la randonnée, nous découvrons un décor dévasté par une avalanche. Le petit pont de bois a été détruit. Nous nous employons à détourner le problème en passant à contrebas où se trouve un autre pont mais béton cette fois-ci. En approche du sommet, il y a encore de gros névés. Il est 10h quand nous foulons la cîme du Mont Archas. Il y a un gros congère qui nous rappelle qu'il y a eu ici, une importante épaisseur de neige. Après étude du terrain et de l'aérologie, chacun trouve sa place pour se préparer à l'envol. Il y a peu de brise à notre arrivée mais progressivement, les conditions se mettent en place. Je choisis de rester au sommet alors que gaby et Brico font le choix de trouver un espace plus important pour avoir plus de marge à la course d'envol dans le cas où cela s'avérerait nécessaire. Gaby décolle en premier et prend aussitôt du gaz. La transityion s'annonce très facile en regard de son gain d'altitude. Comme d'accoutumé, Brico se prépare tranquille quant à moi, je cherche un peu de brise pour lever l'aile. Je me déplace un tantinet d'endroit afin d'être mieux exposé aux prises d'air pour mon aile. Point de brise pour lever l'aile facilement. Je tente alors de lever l'aile avec énergie alors que mon aile est restée en boule au sol. J'ai du interrompre la traction car il y avait quelque chose qui avait retenu une partie de mon aile au sol. J'ai cru que c'était une suspente mais enregardant de plus près, ce sont deux caissons qui sont restés accroché par une pierre bien incrustée au sol et de surcroit sallainte. Les dégats étaient bien trop important pour que j'envisage de voler avec mon aile. Je comprends de suite que la rando n'était pas terminée pour moi. Je rejoins Bricoloup qui n'avait pas encore décollé afin de me faire remettre les clès du camion. Une fois fait, Bricoloup après quelques soucis d'accrochage de ses suspentes au moment du levé d'aile, s'envole tranquille et prend également du gaz à quelques mètres du relief. Je prends le temps de filmer tout ça pour ensuite m'en redescendre jusqu'au camion. En prime, j'ai eu droit dans la descente, un échauffement sur un orteil de mon pied gauche et douleurs au genou droit, perte d'équilibre par glissage sur l'herbe ... il devait être écrit que ce jeudi 28 Mai ne serait un bon jour pour moi. Je perds le sentier balisé et me retrouve dans un bois de sylvestres dévasté certainement par le poids de la neige de cet hiver. De bipède humain, je me transforme en cervidé en train de crapahuté dans ce relief bien pentu où jonche sur le sol, branches et troncs cassés. Finalement, je me retrouve bien plus bas que le niveau où se trouve le camion. Je prends un sentier pour lequel j'espère qu'il me conduira à bonne destination. Heureusement que ce fut le cas car fatigue et douleurs sont de la partie. Dans un dernier virage, je vois mon ami Bricolo ... j'étais surpris et content de le voir ici, il m'expliqua qu'il était venu à pieds du col saint Martin (la Colmiane). 1 heure de marche me dit-il.






Cagnourine (Tende)

22 et 23 Mai 2009: Je suis à Tende depuis le jeudi au soir. Le lendemain matin, je scrute le ciel qui me montre qu'il fait beau et à priori, il ne devrait pas y avoir de vent météo. Je monte au déco de Cagnourine sur les coups de 15h30. Vincent, Poussette, Remy sont sur les lieux avec leurs ailes déjà déployées dont certaines se gonflent pour être prêtes à s'envoler. Je ne les avais pas reconnus sur le coup et ce fut une agréable surprise de les voir là, sur ce site de décollage où habituellement, je vois peu de monde. Vincent avait fait la veille, son vol reprise après un seuvrage de 2 années pour raison de santé, c'est une bonne nouvelle ça !! Venu pour voler, je constate un déco avec une aérologie costaud. Remy s'envole, vole et repose par deux fois malgré une aérologie dite costaud par les locaux. Sauveur préfère rester au sol. Pour ma part, je me reprends à trois fois pour m'envoler et je me rends vite compte que l'accélérateur sera très utile pour avancer dans une masse d'air bien dynamique. Après l'envol, ce sera une lutte pour poser. Un posé aux oreilles s'impose. Sur ce coup, j'ai volé 45 minutes environ dont 20 minutes en cherchant à poser. Plusieurs tentatives avaient donc échoué mais quand j'ai vu le beau Cunimb qui arrivait par l'Ouest en versant Nord, je peux vous dire que ma seule obsession était à cet instant de poser. Il n'était plus question de faire l'hirondelle devant et au pourtour du déco. Je me suis employé à faire les oreilles avec accélérateur à fond et je perdais peu d'altitude malgré tout. Tentatives de 360 mais peu à l'aise car j'étais vite dérivé vers le relief de plus, ils n'étaient pas assez engagé pour que je perde, de manière significative, de l'altitude. Je décide alors de m'échapper en arrière du déco pour ne pas être sous l'influence du fort dynamique présent au-devant du déco. Ce fut le bon choix et je peux enfin préparer une approche avec perte d'altitude et finalement poser avec les oreilles maintenues jusqu'au posé. Le dernier à poser fut le frère de Maurice Baldi qui était arrivé après moi et s'était mis en l'air sur le coup de 16h. Il partit en Nord pour faire un petit tour. Un tour qu'il écourta quand il vit le cunimb arriver. Une fois toutes les ailes pliées, quelques gouttes se sont mises à mouiller le sol mais point d'orage. Le lendemain, je reviens sur ce même déco et même heure que la veille. Il y avait deux ailes en l'air. Cette fois-ci, c'est Maurice et un pilote local que je connaissais pas. L'aérologie est tonique mais cette fois-ci , l'Ouest est présent et se fait sentir. Je décolle malgré tout en pensant que si j'avais l'occasion, j'essaierai de voler avec les deux oiseaux du moment. Je pensais partir en cross mais ce fut loupé pour cette fois. L'ouest n'est pas de bonne augure sur ce site. Je faisais le Yoyo au-devant du déco. Je cherchais à prendre un thermique pour m'extirper de cet endroit et aller vers la pyramide afin de rejoindre Maurice qui zonait devantcelle-ci. Je ne trouvais pas de thermique suffisamment organisé. Je tente d'aller voler en arrière du déco pour aller taper sur le bas du relief de la pyramide mais ça ne fonctionnait pas. Maurice a rencontré les mêmes difficultés...., impossible pour lui de monter au-dessus du sommet de ce relief. Finalement, je pars poser car je trouve l'aérologie malsaine et les conditions ne se prêtent pas à s'échapper. Maurice ne tarde pas à poser après moi et me confirme une aérologie pourrie. Je suis content d'avoir eut la même analyse mais bon.... sous une aile, on s'apperçoit assez vite quand c'est clean ou pas (ce fut un vol de 20 minutes).






Le Mont Mangiabo (1821m)


21 Mai 2009: C'est un rando-vol qui est prévu avec le club Roquebrun'ailes. Le rendez-vous est fixé pour 6h15 à l'ancienne coopérative de Sospel. Nous sommes 7 pilotes (Brico, Philippe, Jean-Michel, Patrick, Raymond, Alex et moi). Deux groupes se constituent en fonction des capacités physiquement de chacun et le départ de la rando ne sera pas le même pour chacun des groupe. Le groupe le plus sportif, composé de Raymond Pesce et Patrick Calcagno, démarre du village de Sospel. Mon groupe a décidé de raccourcir considérablement le parcours en montant avec un véhicule jusqu'à 900 m de dénivelé par le Brouis. Le sommet du Mont Mangiabo culmine à 1821 m ce qui fait environ 900 m de dénivelé à gravir alors que pour le groupe des deux plus vaillants, ce sont près de 1500m à arpenter. Nous arrivons sur le sommet du Mangiabo en premier mais le groupe sportif à l'extrême arriva une demi-heure après nous... bravo à Patrick et Raymond pour l'exploit. Ce qui m'a surpris le plus c'est l'état de fraicheur dans lequel ils sont arrivés. Ils auraient pu continuer sans problème. Maintenant, il convient de penser à l'envol et ce qui conditionne cela, c'est évidemment l'aérologie locale. La pente est en Sud et l'alimentation vient par derrière. Quelques petits déclenchement de thermiques se manifestent tout comme d'ailleurs quelques Dust qui enroulent certaines ailes étalées sur le déco improvisait. Alex est motivé pour décoller en premier, il connait le coin, ensuite je sens Philippe prêt à enchainer derrière.... les autres ne semblent pas pressés. Pour ma part, j'avais envisagé de décoller après Brico afin de filmer son déco mais ... les conditions aérologiques très aléatoires ne me permettent pas de respecter cette première idée. Les deux à trois tentives d'Alex ont échoué à cause d'une brise arrière et de cet Ouest qui fout un peu le bordel sur le déco de surcroit des petits dusts étaient également de la partie. Nous espérons tous que cela change avec une brise de face puisse s'installer grâce à l'ensoleillement, mais rien n'y fît. Je n'espérais qu'un petit cycle pour que je puisse lever l'aile et décoller aussitôt. J'étais prêt, une soufflette continue et de face s'anime, je lève l'aile et je profite de cette aubaine. J'ai décollé, une fois écarté du relief, l'aérologie se montre saine, je file droit devant en espérant ne pas rencontrer de dégueulante car l'objectif, malgré tout, est assez loin du lieu de décollage. J'arrive assez au-dessus des reliefs pour finalement atteindre l'objectif et poser sur un terrain bien alimenté par une brise de vallée. Au final, nous avons tous pu décoller et non sans difficulté pour certains à cause d'une aérologie bien capricieuse.






Gréolières et Gourdon


18 Mai 2009: Avec mon ami Brivoloup, nous hésitons entre la Colmiane et Gréolières. Finalement, nous choisissons de se rendre à Gréolières les neiges afin de rejoindre le déco du 700. Il nous a fallu 50 minutes de marche pour arriver au déco du 700. Il est 13h40, la brise est moyenne, il y a des ailes qui longent le Cheiron, il y a aussi du météo d'Ouest. Le décollage, quant à lui, est alimenté d'une petite brise de 15 km/h environ. En regard de l'aérologie locale, je ne pense pas rester bien longtemps à terre. Après avoir regarder évoluer les ailes pour avoir quelques indications de ce qui se passe en l'air, je ne tarde pas à étaler mon aile. Les conditions sont relativement calmes mais je reste septique au niveau des crêtes du Cheiron où, vraissemblablement, l'Ouest doit faire parler de lui. Bricoloup fait de même. Je m'envole en premier et je flâne au-devant du déco pour attendre Brico afin de tenter ensemble une échappée vers la crête du Cheiron. L'aérologie l'aurait permis mais Brico, peu en forme, préfère s'éloigner du relief ce qui lui valu d'aller poser quelques dizaines de minutes après. En fait, il n'avait visiblement pas la tête à cela. Pour ce qui me concerne, je n'ai pas trouvé de pompes sufissamment généreuses et organisées pour rester décaler du relief et longer le Cheiron. J'ai donc zoné un certain temps au-devant du 700 et ses alentours. J'ai eu la surprise et le bonheur de voir deux rapaces venir à ma rencontre et voleter autour de moi un laps de temps (ils m'en ont mis plein la vue...). Brico une fois posé, je ne tarde pas à le rejoindre à son grand étonnement "pourquoi n'es-tu pas rester en l'air Polo ?" Bof, lui répondis-je ... j'avais envie de poser aussi ! La voiture récupérée, c'est un panaché pour Brico et une 1664 pour moi que nous avons pris au village de Gréo. J'aurai bien fait un deuxième vol (celui de fin d'après midi) car il n'était pas 16h. Pour faire simple, je pars sur Gourdon alors que Brico avait décidé de faire sa valise. Je monte au déco 2, et les flemmèches étaient encore secouées par la brise mais, le soleil avait basculé en arrière du relief ce qui me laissait penser que ça allait faiblir rapidement. Je me dépêche de sortir l'aile et de m'envoler. Je me dépêcha aussi d'aller poser au déco 1 pour ne pas aller poser à l'atterro officiel.Sur Bleine puis Gréolières 12 Mai 2009: C'est à l'atterro de Gréolières que Bricoloup, Max, Thierry et moi, sous sommes donnés rendez-vous pour 9h30. Le programme est d'aller voler sur Bleine le matin puis Gréolières l'après midi afin de faire découvrir les 2 sites à Max et Thierry. Arrivés au déco de Bleine (1550m), celui-ci est déjà occupé de nos amis du club de Gourdon "Leï Courpatas". Alain Girard, Eric Bordon et des pilotes du club se préparent pour un cross. Ce site a la particularité d'être un bon site de départ pour s'échapper vers d'autres horizons de vol. Les crosseurs affectionnent particulièrement ce site. Eric Bordon nous propose de se joindre à eux et c'est avec plaisir que j'accepte cette proposition bien que je ne sois pas un crosseur (ce n'est pas l'envie qui m'en manque pourtant .... il va falloir que je me décide à passer ce cap pour voir d'autres horizons et vivre le parapente autrement). Numéro de portable échangé et fréquence réglée sur la radio de Bricoloup (je n'avais pas de radio), les crosseurs décollent tout à tour non sans peine car il y avait un bon travers gauche. Je m'élance à mon tour après plusieurs tentatives car j'avais du mal à gérer mon aile sur ce déco turbulent. Je me retrouve en l'air avec comme première intention de tenter de suivre les crosseurs. Ma tête était aussi de rester avec mes amis qui n'étaient pas dans une dynamique d'aller crosser. Je vois Alain Girard se battre comme un beau diable pour se refaire afin de rejoindre le groupe bien plus haut que lui (Alain était plus bas que le déco) mais le vieux loup va se sortir de cette situation qui était proche d'une impasse. Je sens bien que s'extirper n'est pas chose facile car les conditions aérologiques ne sont pas des plus favorables mais quand bien même ... les autres y sont parvenus alors pourquoi pas moi. Je ne quitte pas le relief afin d'exploiter le dynamique ce qui me permet de longer le relief sans perdre d'altitude jusqu'au moment où je me trouve dans une bonne dégueulante. Une fois passé, je me fais propulser vers le haut par un fort thermique et je gagne ainsi plusieurs mètres. A cet instant, Alain est environ 200m devant moi et légèrement plus bas. Je me dis que ma situation n'est pas la plus critique pour continuer ce que j'avais commencé mais j'étais très ambivalant à rester avec mes amis venus découvrir le site ou à suivre les crosseurs. Hésiter n'est pas la meilleure des solutions pour réussir .. la motivation jouant sur le mental fait que finalement je me conditionne en échec de poursuivre la route que j'avais commencé à prendre. Le retour vers le déco m'a été fatal, la perte d'altitude trop importante pour que je me refasse... cela m'a valu d'aller poser à l'attero. Il ne me restait plus que mes yeux pour regarder le groupe de crosseurs évoluer dans les airs pour finalement, ensuite, ne plus les appercevoir. Ils étaient bien partis pour d'autres horizons. Seule la voix du boss (Eric Bordon) résonnait dans mes oreilles et titillait mon cerveau par le biais de la radio de mon pote qui avait également posé. Tristesse, amertume, regret ? je ne sais pas trop mais je n'étais pas des plus heureux au sol. Bricoloup me dit "ça n'a pas l'air d'aller aujourd'hui Polo !". De mon groupe, Bricoloup et Max avaient décollé et posé. Thierry, ne maitrisant pas le face voile a préféré ne pas décoller sur ce déco fortement allimenté d'un travers gauche (Est) qui ne facilite pas le contrôle de l'aile. Nous sommes remontés le récupérer pour partir sur Gréolières. A 13h30, après avoir laissé un véhicule à l'attero de Gréo on remonte en direction du déco. Nous arpentons le chemin à pieds avec nos sacs sur le dos de plus de 15 kilos sur le dos. Nous arrivons sur un déco moyennement alimenté ce qui nous fait prédire que nous allons probablement faire un nouveau vol "plouf". Je m'élance en premier et je parviens à faire un peu de soaring au-devant du déco (il ne fallait surtout pas quitter cette zone) pendant que Pierre Verrier de l'école Cumulus, s'emploie à faire du biplace pro. Après 15 minutes de vol, me voila déjà posé à l'atterro. Mes amis ne firent malheureusement pas mieux. Une deuxième remontée, en 4x4 cette fois-ci. Au déco, on y découvre des conditions encore plus mollassones !!! aïe aïe ... c'est le jour de grands ploufs décidemment mais bon .... pas un brin de vent météo, un ciel laiteux par des cirrus qui empêchent la convection ... on ne peux espérer mieux !!!!




Gourdon puis Gréolières

6 Mai 2009: Mon ami Bricoloup était chaud pour aller voler sur Gréo et peu enclin pour Gourdon. Ma motivation personnelle était d'aller faire l'oiseau sur Gourdon avec du 20 km/h en Sud ce qui devrait être pas trop mal sur ce site. La décision fut de se retrouver sur le parking du centre Leclerc de St isidore afin de décider selon la météo du jour. Notre ami patrick dit le Belge, Patricia et jacqueline mon épouse sont de la partie. Nous coupons la poire en deux en décidant d'aller voler sur Gourdon le matin et faire le vol de fin de journée sur Gréolières. Après un café pris à l'auberge de Gourdon, nous laissons une voiture au parking de cavillore et montons tous au déco 2. Du trio, je m'élance en premier pour découvrir la masse d'air et apporter quelques indications à mes amis restés au sol. Les conditions étaient soutenues sans plus, avec un 20 km/h environ au déco. Le ciel était voilé, j'ai volé avec du thermo-dynamique près du relief pour un vol d'environ 30' avec un posé en arrière du déco 1. Bricoloup et Patrick ont, tous deux, posé sur l'atterro officiel en forme de L. Tous posés, nous sommes allés posé couverture près du parking de Cavillore pour un pique-nique. Avant de partir sur Gréo, nous avons fait une nouvelle halte à l'auberge de Gourdon pour savourer café, bière blanche ou panaché. Le camp levé, nous arrivons assez rapidement sur Gréo. La navette de l'école Cumulus de Pierre Verrier conduite par l'ami Marco nous monte au 300. L'aérologie locale est assez soutenue mais laminaire hormis quelques turbulences occasionnées par les thermiques qui déclenchent au-devant du déco. Des trois, je suis une nouvelle fois le premier à décoller et je m'y reprends par 3 fois avec, sur le deuxième coup, un arrachage twisté et une reposé sur le cul. La troisième fût la bonne avec un bon amortissement de l'aile à son levée et un controle de celle-ci digne de ce nom. Par un 25 km/h au décollage, je ne tarde pas à quitter le sol pour un envol en ascendance. Je glisse rapidement avec un Cap Est pour aller chercher du thermp-dynamique qui me permettrait de prendre du gaz afin de rejoindre les barres rocheuses qui constituent le Chairon. Il m'a fallu quelque peu me battre pour que j'atteigne une hauteur qui me place presqu'au niveau de la crête du déco du 700. Je ne cherche pas à coller au relief à ce niveau pour poursuivre mon ascension ou glisser le long de la crête car, auparavant, j'avais apperçu les nuages se déplacer en direction du Sud ce qui revient à dire qu'il y avait du Nord qui soufflait. Avec du Nord ..., pas envie de me faire taper près du relief. C'était mon analyse non objectivée puisque je n'ai pas testé. Je suis donc resté quasiment en local après ma tentative de glisser le long du flanc inférieur du Chairon en direction de Coursegoules. Finalement, j'abandonne l'idée d'aller sur la crête et tenter de rejoindre Coursegoules pour rester en local. Je me suis contenté de cette lutte pour grapiller de l'altitude avec de grosses dégeulantes par moments mais aussi d'excellents thermiques qui me faisaient gagner de bons mètres très rapidement. Rassasié de cela, je me décide d'aller rejoindre mon ami Bricoloup qui avait décollé quelques temps après et prenait plaisir à faire du soaring au pourtour du décollage après avoir tenté de prendre du gaz pour aller taquiner, lui aussi, le Chairon. Quant à Patrick, il a un peu tardivement décollé car après notre décollage, les conditions au déco se sont sensiblements renforcées probablemnt par un renforcissement des thermiques avoisinants. Dans tous les cas, chacun a su prendre plaisir à avoir fait ce vol et à se retrouver au sol pour partager ses sensations de parapentistes.




Gréolières

1er Mai 2009: La journée s'annonce belle sur le plan météorologie mais reste à découvrir l'aérologie locale de Gréolières. C'est en famille et amis (Emilie, Clément, Patrick, Jacqueline et Bricoloup) que nous rejoignons Gréolières village. Pour cette occasion, j'ai pris ma voile de site et mon biplace. Sur place les conditions aérologiques ne sont pas géniales. La manche à air à l'attero se gonfle avec de l'Ouest et au déco c'est du Sud-Est. Sur les coups de 11h nous prenons la navette de l'école Cumulus afin de monter au 300. C'est avec Patricia que je vais faire ce vol, tandis que Patrick "le Belge" et Bricoloup vont s'élancer avec leur aile de site. Je décolle en premier avec un bon 25 km/h en Sud-Est à la pente mais il y avait aussi de l'Ouest qui soufflait d'où un certain désordre aérologique. Mon premier essai s'est soldé par un contrôle raté de mon aile biplace. J'avais oublié de dire à ma passagère quelques conseils pour amortir la montée dynamique de l'aile. Ceci nous a valu d'être tracté en arrière et déporté vers l'Ouest après avoir trébuché à tour de rôle. Un coup Est, un coup Ouest, l'aile ne savait plus de quelle côté elle devait se tourner, c'est dire combien c'est compliqué pour le pilote d'un biplace. Le vent s'est joué de nous et l'aile nous a tracté sur quelques mètres ....ce qui n'est pas des plus académiques comme tentative d'envol. Bref, Patricia ne se démonte pas pour tenter de nouveau un levé d'aile mais cette fois-ci propre afin d'envisager de nous élancer vers le vide. Cette fois-ci, pas d'embrouille, tout se passe bien et c'est très bien ainsi. Nous avons la surprise d'une aérologie assez brouillone occasionnée par des mases d'air différente et du thermique qui anime un peu plus l'ensemble. Un coup ça monte très bien et ensuite grosse dégueulante. Il fallait tenir l'aile car la coquine ne demandait qu'à réagir à tout cela. Pas bien sympa de voler dans ces conditions avec une passagère qui est en train de faire son baptême. Je me dis que les conditions pouvaient en rester là ou bien s'amplifier. Je prends alors l'option d'aller poser ce qui m'amena bien entendu à écourter ce vol. Redescendre n'était pas des plus compliqué car les grosses dégueulantes que j'ai rencontré m'ont permis d'être même trop court pour préparer correctement mon approche au terrain afin d'espérer faire une finale et un posé relativement propre. Atterrissage sur le cul, ma passagère n'a pas pour autant désapprécié le vol. Elle en garde malgré cela un sentiment et sensations agréables. C'est pour moi l'essentiel. A un prochain vol avec une masse d'air bien mieux organisé pour profiter pleinement de ce que procure le vol libre. En ce qui concerne Bricoloup et Patrick le Belge, ils ont décollé également du 300 pour un vol peu sympa également. Pourtant il y avait de quoi faire mais il aurait fallu serrer trop les fesses. Il y aura certainement des jours meilleurs pour notre niveau et motivation éh ....




Roquebrune

30 Avril 2009: Après le Taf, j'ai rendez-vous avec Patrick le Belge qui désire découvrir les sites de la région et en occurence, celui de Roquebrune. Je me fais la joie et l'honneur de l'accompagner dans cette démarche. Une fois arrivés à Roquebrune, je fais découvrir à Patrick la zone d'atterrissage et les pièges à éviter. Je lui présente les amis du club de Roquebrun'ailes présents, Alex, Nicole, Jean-Michel et Jean-Jacques. Pour monter sur le site de décollage du Mont Gros, nous prenons la dernière navette de la saison 2008-2009 car effectivement, c'est la journée fermeture du vol libre plein temps sur ce site. Au décollage du Mont Gros, je constate une aérologie costaud, la biroute à l'horizontale et la balise annonce du 18/28 km/h en Sud-Ouest. Je déballe le matériel, j'étale mon aile, je vérifie l'ensemble qui va me porter en sustentation dans la masse d'air et je me positionne pour l'envol en étant attentif à ce qui se passe sur le plan aérologique. Au décollage, je me fais arracher au moment du lever d'aile par le fait que j'étais positionné sur le déco à son sommet. Dans ces conditions, il faut bien sûr se mettre au plus bas du déco afin de ne pas connaitre cette bévue. Je me retrouve donc à voler après un décollage réussi mais mon aile avait bien du mal à avancer sans accélérateur. Pas question de faire du soaring au pourtour du déco. Je m'éloigne du relief en prenant cap sur la mer. Il y avait bien du météo et la force ne faiblissait pas pour autant. Je m'hasarde à aller fouiner vers le vieux village. heureusement que je me suis méfier à ne pas trop aller sur les crêtes du relief car bien que je sois resté au devant, mon aile avait beaucoup de mal à avancer malgré l'accélérateur. La crainte que le vent se renforce, je me suis dit qu'il était temps d'aller posé sur la plage. La seule aile qui était en vol hormis la mienne était un biplace qui avait décollé juste avant moi. le biplaceur s'était fait aidé de Jean-Michel pour décoller. Il y avait quelques moutons sur la mer et les biroutes de la plage bandaient à l'horizontale. Je m'attendais à avoir des difficultés à poser sur la plage d'autant que les sardines étaient sur la plage à se faire bronzer. J'ai donc pris toutes les précautions pour une approche qui me permettraient d'éviter les écueils que représente cette zone d'atterrissage (reliefs, resto, zone matelas pour les sardines, ruisseau, ...). Finalement, le posé fut impéccable mais je dois dire qu'il n'aurait pas fallu que le vent météo ait quelques kilomètres de plus car le posé ce serait fait en reculant. L'ami Belge n'a pas fait son premier vol sur le site car c'était un peu trop soutenu pour son aile DHV 1-2 malgré l'attente inespérée d'une accalmie pour Patrick.



22 Avril 2009: La météo n'étant pas bonne pour aller voler en montagne, avec Bricoloup on se donne rendez-vous à la plage de Cabbé pour 14 heures. On s'organise pour nous assurer la navette nous-même et dans un premier temps, on s'arrête au décollage de Laï Barraï. La manche à air est quasiment à l'horizontale. Après analyse de la faisabilité de décoller de cet endroit, on se dit qu'il est possible de décoller mais frileux, nous rejoignons le décollage du Mont Gros qui nous est bien plus familier. C'est de cet endroit que nous décollons pour un vol d'environ 20 minutes. Les conditions étaient bien trop calmes pour espérer voler plus longtemps. Une fois posés et matériels rangés, Bricoloup me motive pour faire un deuxième vol. Quelque peu hésitant, je finis par dire OK mais je n'espérais pas faire mieux. C'est dans une voiture décapotable deux places que nous prenons la route ... a trois. Ce fut franchement peu confortable, ni réglementaire d'ailleurs mais bon.... soyons fous. Je propose de nouveau que l'on s'arrête à Laï Barraï avec une certaine détermination pour décoller de cet endroit si les conditions nous permettraient encore de nous élancer vers le vide. La biroute et ma perception de l'aérologie m'incitent à dire qu'il est encore possible de décoller de cet endroit mais pour cela, il ne faudrait pas trop attendre au risque que ça faiblisse trop. Pendant que mes amis se préparent, je suis comme de coutûles prêt à décoller. Le temps de prendre cette photo, je m'enharche, lève l'aile par deux fois pour vérifier le cone de suspentage et sonder la masse d'air en stabilisant mon aile. Une fois tout ok, je me retourne pour faire face à ce vide inquiétant qui se trouve devant moi. La terre s'interrompt par une falaise qui ne pardonne rien si l'avant envol est approximatif. Il faut donc assurer le coup ... ou ça vole et hop en l'air ou on arrête tout avant de ne pouvoir plus rien faire. Je m'élance donc et je sens mon aile qui me prends en charge un grand mètre avant la rupture .... je décide d'y aller. J'ai touché de la pointe des pieds la cime d'un petit buisson qui camouflait la pointe d'une rocher qui fait partie de la falaise rocheuse. L'envol fut réussit mais je dois reconnaitre que le temps de réponse pour décider de s'envoler ou pas est bien mince. Je prends cap directement vers l'Est en collant au relief pour tenter de profiter d'un certain dynamique de brise Sud essentiellement. Au début du vol, je tente de me rapprocher du relief mais je perds des mètres progressivement. La première zone ascendante que je rencontre est au-devant des barres du Prince. Je zone donc par là en faisant de courts aller-venus afin prendre de la hauteur au point d'arriver au dessus du plateau où se trouve le H. Ensuite, je glisse vers le déco du Mont Gros. Après avoir vu la manche à air à l'horizontale du déco du Mont Gros. C'est du Sud qui anime la manche. Je prends l'option de pénétrer dans la combe pour parvenir rapidement au relief de la pente du déco afin de profiter du dynamique de pente. Je sais qu'en collant au relief, c'est du soaring assuré et j'en profite un max. J'aurai même pu posé au déco. Je guettais la venue de Bricoloup pour ensuite le rejoindre plus en avant. Une fois fait, je me dirige sur le vieux village en espérant trouver une brise généreuse pour voler en soaring une fois de plus. Les conditions locales ne le permettaient pas. Finalement, c'est la direction de la mer que j'ai pris pour poser tranquillement en Sud-Ouest. Ayant posé avant Brico, j'en ai profité pour immortaliser son approche et posé. Voila donc un vol que j'ai apprécié par le fait que j'ai décollé pour la première fois de Laï Barraï, pour le travail fait devant les barres du Prince et bien sur pour le soaring si agréable devant le déco du Mont Gros. J'ai retenu également, que de décoller de Laï Barraï demande une certaine analyse de l'aérologie et de la faisabilité d'envol au risque de s'en rappeler très longtemps.... Je pense que Bricoloup n'en pense pas moins pour avoir raté son premier déco ....6 Avril 2009 C'est un vol sur Roquebrune avec l'Aspen2 que je décide de faire pour cette journée qui s'annonce belle avec une aérologie très calme à priori. J'aurai pu partir en montagne mais les récentes chutes de neige m'ont découragé à aller chatouiller les risques d'avalanche. Je prends la navette de 11h15 pour arriver au déco du Mont Gros vers les 12h. Il y a peu de monde en l'air et sur le déco, une brise de Sud-Ouest ventile le déco avec un petit 15 km/h par moment. Je déballe rapidement mon matériel et aussitôt prêt, je lève mon aile en face voile pour un bon contrôle de celle-ci tout en faisant une temporisation de dieu comme pour jouer avec elle avant de me retourner pour m'élancer en direction de Monaco. Une fois dans la masse d'air, prendre du gaz ne me semble pas aisé du tout, d'ailleurs je n'y suis jamais parvenu. Après un temps de recherche d'une zone qui m'aurait permis au moins de survoler le déco, je prends cap vers le vieux village en me disant que le Sud-Ouest devrait favoriser au moins du soaring.... neni, à mon arrivée, le drapeau de la tour pointait vers le bas. Idem pour le drapeau du cimetière d'ailleurs.. arf .. je remarque une fumée qui s'élève avec une inclinaison vers l'Ouest. Tiens donc, serais-je aussi sous le vent ? bref, je ne trouve rien pour me maintenir, je bataille un temps pour cela en espérant rencontrer un cycle ascendant qui me permettrait de remonter jusqu'au sommet du relief mais rien à faire. Finalement, je me rapproche de la mer où je ne tarde pas à aller poser sur la plage sur laquelle la biroute s'anime à peine et en Sud. Un vol de 17 minutes m'a permis de prendre l'air.



27 Mars 2009: C'est un biplace avec ma filleule Karine qui est prévu ce jour. C'est un grand plaisir pour moi de faire voler Karine d'autant que le ciel est d'un bleu pur et la mer s'anime et brille par ses mouvements et reflets scintillants. Pour monter au déco, nous montons avec la navette de 10 heures. A la descente du bus, il nous reste une marche d'au moins 20 minutes en étant chargé comme une mule. Le trajet à pieds qui nous reste à faire, nous impose de passer devant la propriété de la famille princière de Monaco dénommé Rocagel. A cet instant même, le portail est ouvert par un gardien pour laisser sortir deux véhicules. Dans la première, c'était le prince Albert qui était au volant, il n'a pas manqué de nous saluer au passage. Ce fut la surprise du jour en quelque sorte. La marche reprise et une fois arrivés sur la moquette, nous observons une biroute qui tourne un peu dans tous les sens avec une brise de Nord dominante jusqu'à 12h. Nous avons du patienter une bonne heure, avec l'aile étalée .. (je n'aime pas me préparer dans la précipitation). Ma devise est d'être prêt le plus tôt possible afin de répondre présent dès qu'un créneau favorable pour l'envol s'ouvre. C'est avec du Sud Est que, Karine et moi, nous nous sommes élancés pour nous envoler. Le décollage fut impeccable, le vol fut chahuté par un flux d'Est et de Nord et donc peu apprécié par Karine et moi ... quant au posé, il fut fait avec douceur grâce à une bonne brise d'Est (15 à 20 km/h) et à une excellente participation de Karine qui commence a être experte en la matière. Si Karine a préféré le style de vol calme de son premier vol, cette fois-ci, je pense qu'elle a pu apprécier le décollage et l'atterrissage du vol de ce jour.. Une petite vidéo et des photos on pu être faites afin d'immortaliser ces instants. Il est à noter le décrochage de mes deux caméras sur le casque lors de la course d'envol quand j'ai pris appuis sur ma passagère pour forcer la course et prendre mes appuis !




Le Mont Petoumier (2604m)

26 Mars 2009: Comme prévu, je me rends à l'atterro de Soun Dal Pra pour rejoindre mon ami Bricolo. Notre objectif est de glaner un des monts qui surplombent le Val de Blore. Nous pensons aller du côté du Mont Petoumier (2604m) et si tout va bien, on pourrait continuer vers le Mont Pepoiri (2674m) avec l'optique d'y décoller. La faisabilité de ce rando-vole dépend de plusieurs paramères comme, la consistance de la couche neigeuse, la météo et l'aérologie locale. A priori, la météo est excellente. Question aérologie, il est trop tôt pour tirer des plans sur la comète mais, nous avons gardé en mémoire que les prévisions météorologiques annonçaient un vent de 100 km/h en altitude ce qui pourrait contrarier la faisabilité du vol si cela en était ainsi. C'est de la station à 1500m d'altitude que nous démarrons la rando. Notre objectif est d'atteindre au moins le Mont Petoumier et au mieux, selon les conditions, le Mont Pepoiri. Le ciel est bleu azur et la température est fraîche mais pas glaciale. La neige, nous la rencontrons dès le départ et celle-ci se montre assez consistante pour tenir à notre passage. Nous ne rencontrons pas de difficulté majeure au cours de notre ascension vers les cîmes. Arrivés au niveau du décollage de la balme, les conditions aérologiques pour le vol libre sont bonnes. Le vent tant redouté ne s'est pas encore manifesté. Nous continuons notre chemin en direction du Mont Petoumier. Une cime que nous connaissons bien mais sur laquelle nous n'avons jamais décoller de ce point culminant. Arrivés sur ce sommet, nous constatons que les conditions aérologiques sont toujours aussi bfavorables. Le vent ne s'est toujours pas levé, le ciel est toujours aussi bleu azur et le socle neigeux, nous porte toujours aussi bien et, ne sert pas de patinoire. Les conditions nous sont favorables aujourd'hui, aussi, nous voulons en profiter, c'est la raison pour laquelle nous continuons notre chemin pour tenter de rejoindre le sommet du Mont Pepoiri. Arrivés à son pied, nous empruntons l'arête qui nous mène à sa cime, mais au bout d'une cinquantaine de mètres nous prenons la décision de tourner les talons car le risque de chute par glissade est beaucoup trop important. En effet, nous ne sommes pas équipés de crampons. Nous rebroussons chemin pour s'en retourner sur le Mont Petoumier. C'est de ce sommet qui culmine à 2604m que nous décollons. A l'endroit où je me suis placé (sur le petit Dôme), il y a à peine la surface pour étaler mon aile. Cela a suffit pour que je fasse un prégonflage, puis à lever l'aile pour m'envoler. Merci brise de Sud-Ouest de 15 km/h !!. Elle m'a rendu l'envol possible à cet endroit. Après avoir levé l'aile pour sentir la masse d'air et après 2 essais, le 3ième levé fut la bonne pour l'envol. J'ai volé durant 23 minutes, en ayant pris le cap sur la Balme tout en survolant la crête qui m'y emmène et que nous venions de gravir à la force de nos mollets. Je suis passé tout près du Brec du Petoumier (2520m). Après être passé au-devant du Baüs de la Fréma sur son versant Ouest, je suis allé survoler le Conquet puis le Pic de la Colmiane. A cet endroit, l'aérologie est assez malsaine à cause du Sud qui rentre et qui me met sous le vent. Durant le vol, j'ai ressenti des thermiques qui déclenchaient un peu partout et rendant la masse d'air assez agitée, mon aile réagit volontier avec du tangage et du roulis. Je ne m'obstinais pas à la contrer afin de la laisser un peu voler au gré du vent. Je pars du principe qu'une aile est vivante dans une masse d'air et qu'il est tout à fait normal qu'elle cherche sa vitesse de vol, il convient pour autant de ne pas lui donner la possibilité de prendre trop d'inertie au risque de l'aider à s'emballer un peu trop avec les mouvements pendulaires que provoque le poids du pilotes dans le mouvement de compensation. Ma devise est de donner de la vitesse à l'aile ce qui revient à dire que je vole plutôt bras haut.






Roquebrune

23 Mars 2009: Accompagné de mon épouse et d'Attila, je me rends à Roquebrune pour prendre la navette de 11h15. Il y a du monde, la navette est pleine et celle-ci s'arrête bien avant le déco, au niveau du tennis, ce qui nous vaut un bon quart d'heure de marche pour arriver sur la moquette verte. Il y a Alex, Patrick, Lalou, Alain, Max, Thierry et bien d'autres sans compter les étrangers qui, pour certains, se montrent bien dazngereux au décollage. La tendance est Ouest Sud-Ouest avec un bon 15 à 20 km/h. Pas de soucis pour lever l'aile, mais lorsque je me suis retrouvé en l'air, je n'ai rien trouvé de transcendant question thermique. C'était finalement peu organisé et voler dans ces conditions à l'heure où je me suis mis en l'air (vers 12h15) n'était pas un réel plaisir de chercher à voler près du relief. Je me suis donc écarté vers le Vista Palace sans chercher à rejoindre les Barres rocheuses du Prince. Ce ne fut qu'un petit vol où j'ai pris plaisir à décoller, puis à être sur les flots marins. Pour ce qui fut de l'atterro, la biroute vacillait d'Ouest en Sud-Est voire par moment en Est.... c'est dire que, même en basse couche, rien n'était établi. Pendant que dame Jacqueline prenait le soleil au bord de mer, il me fallait posé proprement pour ne pas faire désordre. Je m'applique donc à poser comme il se doit malgré une inversion de la biroute qui me dit que j'ai vent de cul (de 7 à 10 km/h). Le posé fut malgré celà, assez doux mais je n'ai pu empêcher le bord d'attaque de mon aile mordre le sable. Un petit nettoyage des caissons fut nécessaire. Au prochain vol, il pourrait être un rando-vol sur les hauteurs de la Colmiane ou en vallée du Var.




Le Mont Capelet supérieur (2637m)


18 Mars 2009: En ce mercredi, Brico et moi avions décidé de s'offrir un rando-vol et pas des moindres puisqu'en regard des prévisions météorologiques, le Mont Capelet Supérieur devrait nous être accessible cette fois-ci. L'objectif du jour est d'aller fouler ce sommet qui culmine à 2637m. Pour la circonstance, nous nous sommes équipés de bâtons rétractables et d'un piolet (merci Bricoloup pour le prêt). De l'endroit où nous avons démarré la rando, c'est plus de 1400 m de dénivelé qui restent à gravir pour atteindre l'objectif. Il nous a fallu précisément 5 heures de marche avec une neige bien présente, plus ou moins molle selon les endroits et la couche était encore bien épaisse ... surtout sur les sommets. Nous avons suivi les traces de raquettes et de ski pour nous éviter de trop nous enfoncer dans cette neige de printemps tendant à fondre au soleil. Les conditions climatiques sont douces et le rayonnement solaire aura été rude au cours de cette journée. C'est à 7h58 que nous avons commencé à fouler nos premiers pas pour rejoindre la cime du mont Capelet supérieur tant désiré. A 10h30, nous étions au pied du Mont Capelet inférieur (2419m). Il nous aura fallu 50 minutes (11h20) pour venir à bout de ce Mont sur lequel nous avions, Bricoloup et moi, eu le plaisir de décoller il y a quelques temps. Sur ce point culminant, nous avons fait une petite pause d'une dizaine de minutes afin de nous restaurer et se reposer des efforts fournis jusqu'ici. A 11h30, nous reprenons notre marche en direction du col qui sépare l'inférieur au supérieur. La neige n'est pas vierge, on y trouve des traces de skis mais aussi de loups qui longent l'arête qui amène à l'objectif. Pour venir à bout de ce sommet, il nous a fallu 90 minutes et dans sa dernière portion, même si la neige n'était pas dure, le piolet nous a bien servi pour s'aider à gravir un fort pourcentage de pente que j'évalue avec un bon 60% de dénivelé. Nous avons eu la chance d'avoir une neige non verglacée car nous n'avions pas les crampons mais le risque de glisser existait tout de même et notre attention était particulièrement fixé sur ce risque car rien n'aurait pu nous retenir afin de ne pas dégringoler au plus bas de la pente avec les conséquences que cela comporte. C'est à 12h59 précisément que je touche la plaque solaire qui surpplombre ce sommet. C'est un vent météo de Nord de 15 km/h environ avec rafales (25 à 30 km/h) qui s'anime sur ce sommet. Cette aérologie est peu compatible pour un décollage sur un sommet qui présente, pour nous libéristes, une seule pente en versant Ouest. Il fallait donc attendre pour espérer décoller avec l'espoir qu'une brise de pente en face ouest vienne contrer ce Nord bien gênant. Dans le pire des cas, j'avais déjà dans la tête de décoller en crabe car je me voyais mal redescendre à pieds ce que nous venions de monter..... d'autant que la neige doit être une véritable soupe. Après une bonne heure d'attente, des périodes d'accalmies se faisaient sentir et Bricoloup choisit ce moment là, pour décoller. Bien que les conditions ne sont pas des plus favorables, Bricoloup s'élance face à la pente avec un dos/voile pour la circonstance. Le décollage ne fut pas des plus aisé mais mon ami Brico a su gérer une aile qui a eu beaucoup de mal à monter et à se mettre au-dessus de sa tête. J'ai pu observer chez mon ami, une certaine maitrise d'une situation compliquée. Quant à moi, il m'a fallu tenter plusieurs décollages car le Nord reprenait de plus belle. Finalement, je décolle avec du Nord avec une prise de vitesse en crabe. Mon vol s'est terminé à Roquebilière même si je m'attendais à me faire contrer en vallée du fait du fort ensoleillement, de la saison et de l'endroit qui favorisent l'effet venturi. Après hésitation, j'avais pris la décision de poser dans un endroit que je connaissais bien et après avoir évaluer la force de la brise de vallée. Celle-ci, me permettait d'avancer et donc, à priori, de poser sans encombre. Il est vrai qu'il m'a fallu tenir l'aile car la biroute annonçait clairement une brise soutenue à l'endoit du posé et l'aérologie était assez pertubée. Je retiens de ce vol, un vol où il ne fallait pas rester inactif afin de gerder l'aile dans un domaine de vol. Il m'était nécessaire de bien percevoir les réactions de mon aile et être particulièrement à l'écoute de l'aérologie pour donner des réponses adaptées tant aux commandes qu'à la sellette. En effet , l'aérologie était mal saine de par une masse d'air très instable et des thermiques qui déclenchaient de par le fort ensoleillement qui avait sévi durant toute la matinée. J'ai subi de bonnes dégeulantes et des remontées à gérer sans parler de mon aile qui était dominé par les mouvements agités de cette masse d'air pertuirbée que j'avais à gérer. Le posé près du terrain de football fut sans encombre en ayant assez bien anticipé le risque de reculer en cas de forte brise de vallée. Quant à mon ami Bricolo, inquiet de par trop d'inconnus, a préféré poser en amont afin de ne pas subir l'éventuel effet venturi tant redouté. Son posé fut fait tout près de l'endroit où nous avions laissé un véhicule. Le traditionnel rendez-vous au bar pour savourer biere ou panaché s'est fait au village de Roquebilière afin de fêter les 1400m de déniv gravis en 5 heures ainsi qu'un peu moins de 2100m de dénivelé qu'offre cette rando.



Sommet du Mont Capelet Supérieur (2637m)





Roquebrune


14 Mars 2009 - A défaut de pouvoir aller faire du ski en famille à cause de ma petite forme, c'est sur le site de Roquebrune que je me rends avec mon aile biplace. Il est question de voler avec mon ami Fifou. Le rendez-vous a été fixé à 10h45 près de la plage de Cabbé où je dois rejoindre mon ami Bricoloup. Il y avait déjà des ailes qui volaient dans une masse d'air relativement porteuse mais le temps que nous montions au déco, les conditions aérologiques avaient changé de manière négativement. La brume a pris place au pourtour du déco et parfois sur le déco, rendant le décollage peu sûr et compromettaient sérieusement l'envol. C'est une attente de plus de deux heures avec remballement du matériel puis re-étalement de l'aile car il y avait des cycles d'éclaircie qui se présentaient à nous. De plus, la brise qui facilite les décollages n'était pas établi rendant ainsi un peu plus aléatoire un envol en biplace. Je ne désespère pas pour autant et finalement, contre tous conseils de plier bagage, je finis par me décider à m'envoler avec un gros bébé de plus d'1,85m pour la taille et 110 kg pour le poids. Ce gros bébé est un pilote expérimenté ce qui, pour moi, est un facteur favorisant pour réaliser un décollage qui s'annonce assez difficile dans de telles conditions de non brise. Il va falloir assurer une bonne course d'envol pouroffrir de la vitesse à l'aile afin qu'elle nous prenne en charge. Pour ce qui est de la brume, j'avais prévu que celle-ci collerait au relief mais qu'une fois dégagé de celui-ci, nous devrions retrouver une vision de terre, mer et ciel. Ce fut le cas mais pour cela, il fallut attendre une bonne centaine de mètres au devant du déco ce qui nous a valu une traversée dans le néant donnant ainsi une drôle de sensation de solitude, mais quel régal de retrouver la vue !!!! Le vol fut assez court dans l'ensemble et le posé s'est fait avec une certaine vitesse. Fifou a très bien géré le posé en foulant le sable pour ne pas se retrouver le cul au sol. Ce vol était en quelque sorte, un baptême de l'air pour Fifou et moi, puisque nous n'avions jamais volé ensemble sous la même aile. Mon ami Bricoloup a préféré rester au sol en regard de cette brume peu rassurante au décollage. Pour ma part, je suis très heureux d'avoir fait ce vol d'une part, parce que j'ai partagé ce vol avec un ami et d'autre part, parce que ce fut vraiment magique de passer d'un monde matérialisé par les reliefs terrestres et ses annexes à un monde qui ne vous offre aucun repère (hormis la perception d'un taux d'humidité très important), que l'on appelle " nuages". Ces passages aussi rapides relèvent un peu du rêve surtout lorsque du néant vous redécouvrez terre, mer et ciel dans un même temps.10 Mars 2009 Retour sur le site de Roquebrune pour aller m'aérer les sinus quelque peu encombrés et ce, depuis bien trop longtemps. Je me suis rendu au décollage du Mont Gros (680m) rejoindre mon ami Bricoloup qui, lui, est monté de la plage de Cabbé jusqu'au déco par la force des mollets. Quand je rejoins Brico, les conditions sont soutenues avec un bon 25 km/h. Il n'y a pratiquement que des touristes, pas de locaux en vue sur ce déco. Brico est assez froid pour se mettre en l'air quant à moi, je sors l'aile pour m'amuser avec l'air. La régularité de la masse d'air et de sa dynamique m'incite rapidement à accepter de me mettre en l'air. Il m'a fallu donc peu de temps pour me retrouver à faire l'oiseau dans ce coin magique. Je suis allé rejoindre le relief des rochers du Prince afin de prendre du gaz et me retrouver au-dessus des falaises mais, je ne me suis pas hasardé à aller survoler le déco de Laï Barraï. J'ai joué avec la masse d'air et le vent météo qui venait du Sud Sud-Ouest un certain temps puis je suis reparti vers le déco d''où j'avais décollé auparavant et où était resté mon ami Brico. J'avais pour objectif de reposer au déco mais, mon approche m'a valu de perdre trop d'altitude par le simple fait que j'étais sous le vent. En effet, il n'était pas des plus judicieux de s'approcher du déco en face Est alors qu'il y avait du Sud Sud-Ouest assez animé. Voyant que je me présentais mal, j'ai pris cap sur le vieux village afin de poursuivre mon vol pour ensuite me retrouver sur la grande bleu où, la masse d'air se montra généreuse à me garder en elle. Il m'a fallu m'employer à chercher à descendre pour mettre pieds sur la plage avec un posé aussi doux qu'un papillon qui se pose. Un vol de 20 minutes écourté volontairement.01 Mars 2009 Il fait beau et le vent ne devrait pas trop s'activer aussi, je prends ma tire pour me rendre à Roquebrune Cap Martin rejoindre mon ami Bricoloup afin de faire la mouette entre le Mont Gros et le Golfe Bleu. Il y a du monde au décollage où se bouscule Checoslovaques, Autrichiens et bien d'autres touristes venus gouter aux joies du vol libre sur un site exceptionnel orné de couleurs bleu azur et marine. Pour ma part, je me prépare dans un coin afin d'être le moins gênant pour les pilotes qui s'apprêtent à décoller. Entre deux décollages, je m'insère pour enfin m'envoler. Les conditions sont assez dynamique par un vent météo qui avoisine les 30 km/h. C'est dans un cycle bas que je m'élance et de ce fait, je me retrouve rapidement plus bas que le déco. Mon objectif était d'aller rejoindre les barres du Prince dans un premier temps et ensuite rejoindre le décollage Ouest de Laï Barraï. J'ai du enrouler du thermique pour me maintenir au-dessus des barres. L'aérologie était particulière de par un Nord-Ouest bien présent venant percuter l'Ouest assez soutenu en basse couche. L'aérologie était assez dynamique et il fallait tenir par moment l'aile pour éviter des mouvements désordonnés de celle-ci. Ne me sentant pas d'aller jusqu''à Laï Barraï, je fais le choix d'aller survoler le décollage du Mont Gros pour ensuite revenir aux barres du Prince puis revenir sur le déco afin d'enrouler quelques thermiques et prendre cap sur le vlllage de Roquebrune et survoler le cap martin. Pendant le vol, l'Ouest s'est mis à forcir légèrement rendant mon retour vers la plage un peu compliqué. En effet, la force du vent contrait l'avancée de mon aile ce qui m'obligea à sortir l'accélérateur pour pénétrer cette masse d'air dynamique. Ensuite, pour poser j'ai du engager quelques 360 et grandes oreilles car il était difficile de perdre de l'altitude. Au posé, j'ai une partie de mon aile qui s'est affalée dans le cours d'eau qui traverse la plage. J'ai été quitte à étaler mon aile au soleil pour séchage avant pliage. Ce fut un vol de 45 minutes écourté volontairement et où j'ai pris plaisir à exploiter dynamiques et thermiques afin de prendre du gaz et survoler les reliefs proximaux. Très bonne journée malgré ma petite forme du moment.


Site de décollage du Mont Gros




Février 2009: En ce samedi, c'est du décollage du Mont Gros que je me suis envolé pour poser ensuite sur la plage de Cabbé. Avec Bricoloup, Patrick , Lalou et un pilote que je ne connais que de vue nous arrivons sur la moquette verte du site de décollage. Convalescent d'une grippe, je ne suis pas en grande forme avec une toux persisitante et gênante...Il y avait du monde au déco mais peu avait étalé leur aile. Les conditions aérologiques sont moyennes avec de la brume au pourtour du déco. La tendance est Est et parfois Nord-Est. Les pilotes qui ont décollés nous montrent qu'il est aisé de rester en l'air voire de monter mais, pas question de voler dans les nuages même si certains se laissent aller à cela. Bricoloup décolle avant moi et s'échappe vers la mer pour éviter nuages et risque de collision avec une autre aile. Je décolle à mon tour quelques minutes après et je me rends compte qu'il est facile de monter et de se retrouver à voler dans les nuages. Quand on vole dans un nuage, c'est comme voler dans le néant, on ne voit rien, on ne s'est pas où l'on se trouve, on ne sait pas si le cap est bien gardé. Le plus gros risque est la collision avec un autre aéronef ou percuter la planète Terre. Pour éviter cela, je fais les oreilles pour sortir du nuage et retrouver la visibilité me permettant de faire des choix de navigation. Ma priorité et de m'éloigner du relief et éviter les autres ailes qui tournoyent vers ce nuage afin de se maintenir en l'air. Pour ma part, je fais le choix d'assurer ma sécurité en allant voleter vers d'autres aires de jeu. Ceci a écourté mon vol car les ascendances étaient localisées au pourtour du décollage. Mon vol ne dura qu'une demi-heure après avoir essayé la masse d'air descendante et turbulente du côté du vieux village de Roquebrune. Je fuis l'air agité du coin en prenant cap Sud-Ouest vers la mer en pensant déjà à aller poser. J'observe que l'approche doit se faire en Ouest. Je me prépare à cela pour ensuite faire une assez longue finale afin de poser délicatement mes pieds sur les galets de cette plage. Avec Bricoloup, nous aurions pu remonter faire un vol mais ma forme physique me dit de rentrer chez moi sagement.20 Février 2009 C'est avec mon ami Bricoloup que j'ai rejoint le décollage du Mont Gros au-dessus de Monte-Carlo. Les conditions aérologiques sont quelques peu étonnantes quand on regarde la biroute qui tourne de Nord en Sud et d'Ouest en Est. Hum ... rien de très bon tout ça malgré un beau ciel bleu et un soleil qui est que légèrement voilé. Parait-il qu'en fin de matinée les conditions étaient bonnes mais là, je doute que ce soit topissime. Bref, Je ne tarde pas à me préparer comme d'habitude et je vérifie particulièrement mon aile car la derrnière fois que je l'ai utilisée fut le jour où j'ai malencontreusement heurté le mat de la biroute Ouest de l'atterro. Rien d'anormal à première vue et lorsque je lève l'aile de la moquette verte du déco, je me retourne tranquillou pour faire face à Monaco afin de m'élancer pour l'envol. Aussitôt en l'air, je teste la masse d'air qui m'entoure et avec laquelle je dois composer. J'avais pour intention d'aller sur les barres rocheuses en direction de la Turbie mais, la perception que j'en avais ne me disait rien de bon avec cet Ouest qui venait créer des turbulences près du décollage. Sous le vent, la perte d'altitude était assez loquace. Je n'avais pas envie de me risquer à aller sur la paroie rocheuse de Laï Baraï. De ce fait, je m'écarte du relief et je prends cap vers le vieux village de Roquebrune pour aller jouer avec le vent et les ailes assez nombreuses dans ce coin également. Le danger finalement, vient assez souvent des autres pilotes qui gravitent autour de vous et qui ne prennent pas la précaution de regarder ce qui se passe autour d'eux (ils tournent sans regarder) ce qui peut provoquer une collision. L'ouest se fait ressentir par coups d'accélration ce qui me refroidit de rester trop près du reliefs afin d'utiliser le dynamique que cela créé. Au bout d'une demi-heure de vol, je décide d'aller poser sur la plage de Cabbé où un nombre incroyable d'ailes sont jonchés sur le sol.



La Balme

14 Février 2009: Brico et moi, étions partis sur la Colmiane au petit matin afin de pratiquer l'activité rando-vol. De la Colmiane, nous avons démarré la rando avec aile sur le dos. Comme d'habitude, je suis équipé de raquettes de neige alors que Brico les a boudé une nouvelle fois. Il est vrai qu'au départ, le chemin est recouvert d'une couche de neige bien tassée par les multiples randonneurs qui l'empruntent. Le ciel est bleu et le soleil brille. Il fait très froid en vallée par du -9 degré de celsius pourtant, cela n'empêche pas mon corps de suer par les efforts physiques déployés pour gravir les 900 m de dénivelé qui nous séparent de l'objectif N°1 (le Brec). Selon ma forme du moment et les conditions locales, il se pourrait que j'aille tenter le Mont Pepoiri. Mais rien de cela car, arrivés à la hauteur de la Balme, un vent glacé de force moyenne (35 à 40 km/h) soulève la poudreuse et agresse les extrémités (mains, pieds, visage). Il fait -12, Brico m'annonce l'interruption de sa montée pour cause de douleurs insupportables généré par le vent qui accentue de surcroît le froid. J'ai du mal à me faire à l'idée d'interrompre la rando-vol et je persiste, seul, un moment vers le Brec. J'avais pour idée que le vent cesserait à un moment ou à un autre ce qui rendrait le décollage possible. Un moment d'accalmie de ce vent, a renforcé mon espoir et je continue le chemin en direction du Brec. Brico avait pour sa part tourné les talons. A hauteur de la cabane du berger, le vent se remet à souffler de plus belle, les nuages qui avançaient à la force du vent disparaissaient pour laisser un ciel bleu et pur, la poudreuse se décollaient de nouveau du sol, le froid sec et douloureux continuait à amplifier ses ravages. Dans ces conditions, je révise mon optimisme pour tourner mes talons à mon tour. Le Nord était bien trop fort..Finalement, je rejoins mon ami Brico. Le rando-vol sera pour une prochaine fois. Pour palier à la frustration de ne point voler, nous nous sommes amusés à pratiquer la descente sur neige poudreuse à grande vitesse avec nos pieds. 4 chutes pour moi qui était équipé de raquettes, aucune pour Brico qui était chaussé d'après-ski. Quel régal cette descente !!! C'est ainsi que s'achève cette échappée en montagne.




Le Mont Capelet inférieur (2419m)

28 Janvier 2009: Aller vers et sur la cime du Mont Capelet Supérieur qui pointe à 2639 m d'altitude est un de nos projets en cours. Pour Brico et moi, ce sommet est un de nos objectifs majeurs. En cette belle journée ensoleillée et présumée sans vent ou de force faible par Météo France, nous nous rendons à Roquebilière (Vallée de la vésubie) pour y laisser un véhicule. Ensuite, nous prenons la route en direction du village Belvédère que nous traversons et prenons le chemin qui va nous mener où nous commencerons la rando. Nous la commençons à un peu moins de 1200 m d'altitude et il nous reste à gravir un peu plus de 1400 m de dénivelé pour atteindre le sommet du Mont Capelet supérieur (2637m). Pour cette occasion, j'emmene avec moi une paire de raquette à neige que je mets au bout d'une heure de marche. D'emblée, on gravit une bosse d'un dénivelé conséquent, donnant ainsi le ton aux mollets qui se durcissent et au coeur qui tachycarde quelque peu avec les efforts déployés durant cette phase. Une fois fait, nous avons à fouler une crête, arborée de mélèzes, qui se dessine avec peu de dénivelé ce qui nous permet, de souffler un peu. Il y a des traces de skieurs de randonnée que nous suivons volontier. Nous avons d'ailleurs en vue, devant nous, deus skieurs qui semblent se diriger vers les sommets du Mont Capelet. Nous avançons à petits pas pour gérer au mieux nos efforts car le chemin nous le savons long, très long avant d'atteindre un objectif que nous n'avons jamais réalisé. Au fil de notre avancée, nous appercevons enfin le Mont Capelet inférieur et le Mont Capelet Supérieur. Quand je lève les yeux, mon regard n'a comme seul point de mire le sommet le plus haut. L'idée de décoller de cette cîme me vient assez souvent à l'esprit, tout en pensant à l'équipe de Gréo emmené par Luc Armand quelques jours auparavant. L'itinéraire que nous avons élu n'est pas le même, ils étaient arrivés en Sud si je ne me trompe pas et nous, nous le convoitons en avançant vers lui sur sa face Ouest. A mi-parcours, la couche de neige est très épaisse et mes raquettes me sont utiles pour ne pas m'enfoncer pourtant, je me suis retrouvé à devoir sortir d'un trou dans lequel je suis tombé jusqu'aux épaules. J'aurai pu même descendre plus bas si je n'avais pas, par réflexe, écarté les bras pour m'accrocher aux pourtours de ce trou béant. La profondeur du trou était d'au moins deux mètres, j'ai échappé de justesse à un incident de parcours qui aurait pu me clouer là. Après cette mésaventure, Brico et moi reprenons la marche pour s'attaquer à la deuxième difficulté du parcours pour passer un nouveau raidillon. J'y laisse quelques forces en cherchant des appuis avec mes raquettes sur cette pente très enneigée. Je suis satisfait d'avoir passé cette bosse car je découvre devant moi et pas loin, le Mont Capelet inférieur. Il se présente comme un dôme et propose une surface idéale pour s'élancer et décoller avec nos parapentes. Juste derrière et à sa droite, il y a son grand frère: le Mont Capelet Supérieur. Celui-ci, se montre plus abrupt et moins acceuillant pour les randonneurs. On devine d'emblée qu'il ne se veut pas facile. Dans mon esprit, son ascension n'est pas gagné d'autant que nous ne sommes pas encore arrivés sur le petit frère après 3 heures de marche. La troisième difficulté de la rando s'impose à nous, elle n'est rien d'autre que d''arriver sur le sommet du Mont Capelet inférieur qui culmine à 2419 m. Nous sommes quasiment à son pied et pourtant, il nous a fallu près de deux heures d'efforts pour arriver au monticule de pierres garnies de petites stalactites qui surplombent ce sommet. La difficulté est matérialisée par un manteau neigeux constitué de plaques verglacées craquant sous nos pas et se détachant par endroit au point de rendre l'ascension périlleuse. J'ai dû d'ailleurs oter mes raquettes devenues plus dangereuses qu'aidantes en regard d'une pente prononcée et glissante. Avec la pointe de mes chaussures, je dois marquer une empreinte qui me permet de prendre appuis à chacun de mes pas. Le piolet, de mon ami bricolo qui est passé devant pour la circonstance, à bien servi également. Ce simple sommet si acceuillant d'apparence, nous demande de nous adapter à sa topographie et c'est au bout de 5 heures de randonnée que nous arrivons enfin sur sa cime. A cet endroit, le sommet du Mont Supérieur (2637 m) est vraiment tout prêt. On a l'impression de pouvoir le toucher mais quand on regarde l'arête qui est à gravir, celui-ci se montre intouchable sans équipement spécifique que sont les crampons et piolet que nous n'avons pas. Ce n'est donc pas pour aujourd'hui l'envol à 2637 m d'autant que dans le dernier raidillon, des contractures involontaires appelées plus communément crampes se manifestent allègrement. Elles me signalent mon manque de conditions physiques et surtout, que j'avais quelque peu puisé dans mes ressources physiques et physiologiques. Il est à noter deux départs en glissade qui auraient pu ne pas être contrôlées et se terminer en catastrophe. Avec mon ami Bricoloup, nous abdiquons de convoiter le haut sommet pour nous contenter de décoller de ces 2419m. L'objectif N°1 sera pour une prochaine fois. Nous étalons nos ailes sur ce dôme bien blanc et reluisant par les rayons de soleil qui viennent se projeter. Un léger vent de Nord souffle à cet endroit ce qui nous fait deviner un décollage en crabe. Après avoir troqué mes vêtements humidifiés par la sueur pour des vêtements secs, j'équipe mon casque d'une caméra Panasonic HD-SD9, je fixe mon secours light en ventrale, je mets mes gants de VTT d'hiver pour être fin prêt à décoller. Je lève par deux fois mon aile pour vérifier la bonne présentation des choses. Vérifications faites, je marche puis m'élance face au vent et me déplace en crabe jusqu'à ce que l'aile me prenne en charge. Finalement, je vole en laissant Bricoloup seul sur ce dôme. Tous ces efforts pour un vol qui reste assez simple sur le plan technique mais qui est d'une saveur exquise car il est la récompense de tant d'énergie déployée. Ce vol se termine à "l'atterro" de Roquebilière où j'ai fait un posé un peu court (devant la barrière) mais doux et sur les pieds. Brico se montre plus précis que moi. Il avait pu avoir lecture de mon approche et de mon posé pour comprendre qu'il y avait un peu de brise montante. Comme de coutume, un panaché pour Brico et une pression pour Polo arrosa nos gosiers pour cloturer ces moments forts du vol libre comme nous le concevons.Vol du Mont Capelet Supérieur 17 Janvier 2009 Avec mon ami Bricoloup, nous pensions que les conditions étaient réunies pour tenter de rejoindre le Mont Capelet Supérieur afin de faire notre premier décollage de ce point culminant. Nous avions choisi d'attaquer la rando à partir de la vallée de la Gordolasque tout près de Saint Gras. Le versant à gravir pour arriver sur une des crêtes est à l'abri du soleil. Dès le départ (9h15), il y a une épaisseur de neige bien conséquente. Je m'équipe d'emblée de mes raquettes de neige. Les conditions de cette rando s'annoncent difficiles et seront comme telles d'ailleurs. Nous avons mis 2h15 pour seulement 200 mètres de dénivelé arpentées. En dernière portion de l'ascension qui nous aurait permis de basculer sur la crête qui surplombre le village de St Gras, nous n'arrivions pratiquement plus à avancer sans y perdre 90% de nos forces. La partie à gravir s'imposait à nous avec 60% de pente. Je m'enfonçais dans la poudreuse jusqu'aux genoux malgré les raquettes. Le risque de dévaler la pente ou simplement dévaler avec (si vous voyez ce que je veux dire) était grand. C'était devenu perilleux de continuer dans ces conditions d'autant que les seules traces que nous apercevions étaient celles de cervidés. Nous étions en pleine rando sauvage sans réellement savoir ce qui nous attendait. C'est donc au pieds de gros rochers qui ne nous permettaient pas de deviner le profil du terrain à fouler que nous prîmes, après réflexions et hésitations, la décision de retourner au véhicule. Les 1300 m qui restaient à gravir pour atteindre le sommet que nous visions n'était plus de la partie. Il faut savoir abdiquait parfois pour mieux y revenir et atteindre l'objectif sans mise en danger qui ce jour, est de toute évidence bien présente. L'atteinte du sommet du Mont Capelet supérieur est remis à vendredi si la météo est bonne. Le tracé de la rando ne sera pas la même. Nous tenterons ce jour là, de passer par un versant ensoleillé et donc moins neigeux.


Cîme du diable (2685m) et Mont Capelet Supérieur (2637m)



Le Mont Gros

15 Janvier 2009: Petit vol de courtoisie sur le site de Roquebrune Cap Martin. Je suis de repos et la météo n'est pas mauvaises. Je me rends à Roquebrune sur le coup de 10h45 pour prendre la navette de 11h15. Il y avait de l'Est qui rentrait au déco en regard de la manche à air que l'on peut appercevoir de l'atterro. Quand j'arrive sur la moquette verte (vers 12h00), il y avait les amis de Roquebrune qui se préparaient à décoller mais en scrutant le large, il y avait les moutons qui nous indiquaient qu'il était sage de ne pas trop trainer en l'air si l'on décollait. Je déplie mon aile et je ne tarde pas à prendre mon envol pour poser 10 minutes plus tard. Effectivement, il n'était pas bon de rester entre mer et ciel de par une aérologie très semblablement perturbée par des confrontations de masses d'air dynamiques différentes. Dans la phase finale pour poser, j'oublie le mat et la biroute exposés en Ouest sur la plage de Cabbé, mon bout d'aile vient percuter celui-ci et le fait tomber. Voila , c'est fait ..... j'ai dématé. Un vol enrichissant finalement ......



Le Brec du Petoumier (2566m)


12 Janvier 2009: Météo-France avait annoncé une superbe journée dans le département et nos chaines montagneuses n'y ont pas échappée. Le seul Hic c'est qu'un vent de Nord est prévu pour toute la journée mais faiblissant dans sa deuxième partie, c'est à dire dans l'après midi. Bricoloup et moi décidons de partir tout de même en randonnée et pour ce qui sera du vol, on avisera sur place. Après avoir laissé une voiture à l'attérro de Soun Dal Pra (1300m), c'est de la station de la Colmiane (1500m) que nous commençons la rando. C'est une rando de 1066m de dénivelé qui se présente à nous pour parvenir jusqu'au sommet du Brec du Petoumier (2566m). Le terrain de marche est recouvert d'un épais manteau neigeux et pour la circonstance, je m'équipe de raquettes, de bâtons et de mon sac sellette qui contient également mon aile Ultralite d'Ozone. Brico fait le choix de laisser les raquettes dans le véhicule car selon lui, le parcours est très fréquenté par les randonneurs. Leurs traces devraient avoir tassé la couche de neige, ce qui devrait éviter à Brico de s'enfoncer à chacun de ses pas. Effectivement, l'analyse de mister Bricoloup s'avère juste. Je ne regrette pas pour autant d'être équipé, ceci me permet de me familiariser à marcher raquette au pieds. Durant le parcours, nous croisons des randonneurs qui s'adonnent au plaisir du ski de randonnée. Certains sont partis bien avant nous et se régalent à dévaler la pente en skiant. Nous concernant, notre rando a démarré à 9 heures et l'objectif est atteint à 12h15. Au grè de notre avancée, nous avons rencontré des difficultés physique surtout dans la dernière portion où le dénivelé était le plus important, mais nous sommes allés jusqu'au bout rien qu'en pensant au 1366m de descente en volant sous notre chère aile adorée !!!!!. Une fois arrivés sur le sommet du Brec, c'est un vent du Nord-Nord Est bien soutenu mais laminaire (un bon 35 km/h) qui nous accueille et nous dit "mes petits, c'est pas maintenant que vous allez pouvoir décoller". Effectivement, dans ce coin, il n'est pas question de prendre l'envol avec du Nord. Le maitre mot sera donc "Patience" et pour cela, nous nous mettons à l'abri de vent glacial en se plaçant derrière une crête en face Ouest et où nous pouvons apprécier un panorama sur plus de 280 degré. Vue sur l'Est, Sud et Ouest. Nous nous sommes cachés seulement du Nord et l'on peut imaginer pourquoi. A l'inverse, pas un seul nuage... seul un ciel bleu plus bleu que bleu domine nos têtes. Ah si, un petit nuage par effet de foehn me semble t-il, réside derrière le Gelas. Pour attendre une accalmie et espérer voler, nous avons fait une pause, allongés à même le sol blanc durant le temps nécessaire et ce temps, ne fut qu'une petite demi-heure. Finalement, le vent est assez vite tombée. Bricoloup, ne tarde pas à rejoindre de nouveau le sommet du Brec situé à une trentaine de mêtres où nous avions posé. De l'abri j'avais perçu que le vent était tombé mais je vérifie cela en demandant à bricoloup de confirmer, ce qu'il ne manque pas de faire. Quand je dis qu'en montagne tout va très vite ..... cela confirme la règle. Je me dépêche à le rejoindre pour étaler m voile mais voila, mon aile est détachée de la sellette et c'est le bordel dans les suspentes et les élévateurs. Aidé par mo ami, le problème est assez vite résolu. Il n'y a plus de vent et même pas de brise,... tiens donc ! une petite brise ce serait cool quand même pour vérifier mon cône de suspentage avant de tenter de décoller. La brisette finit par venir mais mon aile est moins bien exposée que celle de Brico ce qui complique un peu les choses. Je tire les "Avants" pour mettre en forme le bord d'attaque de mon aile ultra légère. La brisette est suffisante pour redresser les caissons et déployer le haut de mon aile à l'horizontale. Je recule pour lever mon aile mais je m'enfonce dans la neige provoquant ainsi ma chute. Toutefois, je n'ai pas laché des yeux l'aile qui s'élevait afin de profiter de ce temps pour inspecter le cone de suspentage. Tout est ok. l'aile est restée assez en forme quand elle est retombée au sol. je me relève et je réitère la tentative de levée d'aile tout en me méfiant de la chute. l'aile vient en applomb de ma tête, je me retourne et je fais quelques pas pour l'envol. C'est gagné, je vole après une toute petite foulée...., une foulée rendue légère grâce à la portance de mon parapente. Le décollage s'est face à l'Est, et je suis resté sur ce versant jusqu'à la Balme en contournant le Baüs de la Fréma par le col St Martin. Il y avait du thermique au devant des parois rocheuses de la Balme en face Sud, mais l'aérologie était peu saine dans ce coin. Je décide de m'écarter des paroies pour aller au-dessus du Suquet, puis vers le Pic de la Colmiane. A cet endroit j'étais sous le vent d'un Sud-Est léger mais suffisant pour me descendre plus vite que de moyenne. L'atterrissage était donc imminent. La manche à air tourne tantôt Sud, tantôt est. Je choisi de poser face au Sud et le poser fut trranquille sur une bonne couche de 25 cm de neige à l'atterro. Le temps de mon vol fut court (12 à 13') mais ce n'est pas important pour moi, ce qui compte c'est l'ensemble de cette sortie et cette beauté majestueuse que nous offre la nature. Brico quant à lui, a décollé et posé après moi. Son vol dura un peu plus longtemps que moi et son posé fut différent du mien en posant face à l'Ouest. Nous avons posé quelque peu fatigué de la randonnée ce qui nous fait dire que nous manquons de physique. Il va falloir faire plus de rando-vol pour combler cette lacune !! Le rando-vol s'est terminé autour d'un panaché pour Brico et d'une Pietra pour moi Glou glou glou ....





Roquebrune

03 Janvier 2009 La journée s'annonce belle avec ciel bleu et soleil radieux. Si je décolle, ce sera mon premier vol de l'année 2009 et j'étais loin de penser que j'allais être comblé en matière de qualité de vol. C'est avec mes amis Bricoloup et Eric le Savoyard que je rejoins le décollage du Mont Gros via la navette à 1 euro. Sur le site de décollage du Mont Gros, il y a beaucoup du monde qui écrasent la moquette verte... il y en a pourtant beaucoup moins qu'hier selon les dires des pilotes locaux. Dans cette journée, j'y ai renconté et apperçu beaucoup d'amis de la famille du vol Libre: Christian Vidal, Thierry Guillard, les amis de Sospel que sont Vincent Capra, Poussette, Philippe, Laurent Chabrier, Alain et de Roquebrun'ailes comme Alex Dordor, Dédé, Max, Nicole et bien d'autres. Les monos de la Colmiane Alain et Christophe étaient également là. J'en ai profité pour répandre mes bons voeux et bons vols 2009 . Malgré tout ce monde qui squatte la moquette, je vois très peu d'ailes décoller alors que les conditions sont excellentes. Je me prépare rapidement avec la ferme intention de ne pas attendre ceux qui sont prêts mais qui ne décollent pas sans que j'en connaisse encore les raisons. Finalement, je m'impose aux autres et je quitte ce lieu qui me fait plus penser à un hall de gare qu'à une aire de décollage. Les conditions aérologiques me paraissent très favorables malgré un vent météo de Nord en haute altitude matérialisé par l'avancée des nuages en direction de la mer. En basse couche, ce n'est pas si installé que cela mais au déco, c'est de l'Ouest qui vient alimenter le décollage. Je décolle face à Monaco avec un 15km/h de brise. Une fois en l'air, après avoir sondé la masse d'air, je ne tarde pas à rejoindre les rochers abrupts qui se situent à droite du déco afin de tenter de rejoindre le décollage de Laï Barraï. Pour y parvenir, j'ai enroulé quelques petites pompes qui se trouvaient au-devant et dessus des paroies rocheuses qui constituent le relief qui mène jusqu'au déco. Le fait d'avoir enroulé du thermique pour prendre du gaz m'a permis d'arriver bien au-dessus du décollage que je n'ai pas encore foulé pour décoller. De cet endroit, je découvre d'autres horizons que je me régale à scruter. Je regarde les ailes qui se trouvent sur le déco mais aussi ceux des pilotent qui traversent la masse d'air pour trouver ce qu'il faut pour se maintenir en l'air et transiter d'un coin à l'autre. De ces pilotes, je reconnais les ailes d'Alex et d'Alain. D'où je suis, je vois leur extrados ce qui n'est pas pour me déplaire. Je fais donc une petite visite de ce milieu jusqu'alors inconnu pour moi et je m'en retourne vers le déco du Mont Gros pour retrouver un milieu qui m'est plus familier. C'est ensuite le cap du village de Roquebrune que j'ai choisi puis celui de la plage pour y terminer mon vol. Je pris mon temps pour plier mon matériel de vol car je savourais ce vol que je venais faire: le premier vol 2009. Un vol d'une bonne heure où j'ai su étendre mon périmètre de vol à mon plus grand plaisir. Toujours avec Brico et Eric, nous décidons de remonter au déco du Mont Gros pour un deuxième vol. Les conditions semblent avoir changé quand on regarde la mer qui nous indique la présence de vent au large. Cette indication instaure le doute de la faisabilité d'un deuxième vol mais nous nous rendons tout de même sur le déco. Il y a effectivement encore une bonne brise mais cette fois-ci elle est animée par du Sud. Les moutons ont cessé de se matérialiser ce qui me rassure et me dit que je vais pouvoir décoller une deuxième fois. Je déballe donc mon aile pour la prégonfler pendant qu'Eric prend son temps pour sécher son aile qui est tombée dans un cours d'eau qui traverse la plage lors du posé de son premier vol. Après deux à trois tentative de mise en forme de l'aile sur le décollage, je me décide finalement à lever l'aile pour m'envoler. Le cap de décollage et simplement le large (Sud) et je me suis amusé à virevolter devant le décollage grâce à un thermo-dynamique et ensuite à survoler le déco d'une bonne centaine de mètres grâce à ce travail de sape à exploiter le thermo-dynamique proche du relief. Satisfait d'avoir fait ce qu'il fallait faire pour me retrouver au-dessus du déco, me voila parti en direction du village pour un peu de soaring puis je rejoins l'extrêmité du Cap Martin (encore un point que je n'avais pas jusqu'ici survolé). Cela fait drôle de se retrouver assez loin, au large, de la plage où je suis censé poser. Le temps d'apprécier tout cela, et me voila à prendre le cap de la plage de Cabbé pour aller poser après un vol de 40 minutes. J'avais fait le choix d'aller jusqu'au bout du cap car il y avait du Sud qui faciliterait mon retour à l'attero.






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